vendredi 30 novembre 2012

La tour d'Eben-Ezer.

LA TOUR D'EBEN-EZER
Brève description La Tour d'Eben-Ezer, dite aussi Tour de l'Apocalypse, ou Tour de la Paix, est une représentation de la Jérusalem Céleste telle qu'annoncée dans l'Apocalypse de Jean. Elle symbolise aussi le lien entre le Ciel et la Terre, et encore "la paix retrouvée" (Ancien Testament, Samuel I,7,12). Elle fut érigée entre 1951 et 1965 par Robert Garcet, ésotériste, symboliste, anarchiste, scientifique, avec l'aide et le soutien d'un groupe d'amis. Ses diverses orientations personnelles, eh bien, Robert Garcet les réunissait en une même préoccupation : l'Homme, son origine, son présent, son devenir. Esotérisme, anarchie, science... tout revenait, finalement, essentiellement, à l'Homme. Il conçoit ainsi de "marquer" la présence de l'Homme, de l'Humanité, et surtout de la Liberté qu'il croit indissociable de l'existence humaine, par un signe fort : voilà l'origine de la Tour de la Paix. La disposition des Chérubins aux quatre coins de la Tour, a été effectuée conformément à la "1ère mention d'Ezechiel" (Ancien Testament, Ezechiel 1,10. Voir également à ce sujet le Nouveau Testament, Apocalypse 4,7), soit, en la complétant d'indices symboliques ultérieurs et en tenant compte de l'orientation de la Tour : L'Homme-Ange L'apôtre Matthieu L'élément Air Le sud-ouest (système Garcet) Constellation du Verseau Le Lion L'apôtre Marc L'élément Feu Le sud-est (système Garcet) Constellation du Lion L'Aigle L'apôtre Jean L'élément Eau Le nord-est (système Garcet) Constellation du Scorpion (et non celle de l'Aigle) Le Taureau L'apôtre Luc L'élément Terre Le nord-ouest (système Garcet) Constellation du Taureau On remarquera que la disposition des Chérubins vue par Ezéchiel, et reprise par Robert Garcet, ne suit pas l'ordre des constellations zodiacales. Il n'y a là nulle contradiction, mais une simple différence d'approche : selon "l'angle d'attaque" que l'on privilégie, la disposition des symboles peut varier; le Pa-Kua de la tradition chinoise - structure basique du Yi-King, entre autres choses - nous en donne l'exemple, avec sa version dite de Fo-Hi, et sa version dite du roi Wen; on considèrera également, à ce propos, les multiples interprétations de la "croix des éléments" - Eau, Terre, Feu, Air - dont la disposition... des éléments donc, varie d'une Tradition à l'autre... et je vous en donne l'exemple de la Tradition grecque qui oppose le Feu à l'Eau, alors que la Tradition hindoue oppose ce même Feu à la Terre. Les Quatre Animaux, ou Chérubins, dont on pourrait dire qu'ils sont en essence les quatre manifestations principales du Créateur, réunis par la Tradition sous le nom de "Tétramorphe", symbolisant les quatre Eléments, les quatre Apôtres des Evangiles canoniques, et que l'on retrouve notamment sur la lame XXI du Tarot ainsi que dans la décoration de nombreuses cathédrales et églises du monde chrétien, et, ajouterais-je, déjà connus dans l'Egypte antique, à Babylone et en Mésopotamie, "avant Ezéchiel"...ces quatre Animaux donc sont liés au Zodiaque, fixés qu'ils sont dans les quatre constellations ou signes qui contiennent chacun l'une des étoiles dont se servaient les Anciens pour déterminer la structure et l'orientation, intangibles, du Zodiaque : Aldébaran du Taureau, Régulus du Lion, Antarès du Scorpion, Fomalhaut du Verseau (nous sommes ici dans le domaine de l'astrologie "sidérale" et sacrée pratiquée par les Anciens, qui est quelque peu différente de l'astrologie "tropicale" pratiquée par la majorité des astrologues contemporains, en Occident tout au moins; on notera à cet égard que les astrologues hindous, qui pratiquent toujours l'astrologie sidérale, se basent quant à eux sur l'étoile Spica de la Vierge pour "fixer" leur Zodiaque... les diverses Traditions religieuses et ésotériques à travers le monde "jouent toutes le même morceau", mais avec des instruments parfois différents !). Ces quatre Animaux, ces quatre "essences" du Créateur, sont pour Celui-ci un mode privilégié de manifestation. Ces quatre essences, ces quatre forces, ont été perçues par les hommes sous des formes diverses, et notamment sous des formes animales. Les abstractions spirituelles ont souvent été "matérialisées"... un Lion, un Taureau, un Apôtre, un Elémént, etc... pour faciliter la compréhension de tout un chacun. Bref, la Création du Monde nous est expliquée à travers des symboles, des images, des quasi pictogrammes, qu'il ne faut pas considérer "au premier degré", mais qui cachent des réalités essentielles. Qui cachent ? Oui et non, parce que, comme le disait Hermès Trismégiste, "tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas". Oeuvre écrite majeure de Robert Garcet (et nous sommes là en plein ésotérisme) : l'Heptaméron. Robert Garcet, qui m'a fait l'honneur d'un entretien prolongé en 1980, après un échange épistolaire riche, n'était aucunement un "gourou". Cet homme instruit, déterminé, était la simplicité même. Il disait les choses sans les asséner, sans même tenter de vous convaincre. Il était à l'aise avec tout le monde, et l'on était très naturellement à l'aise avec lui. Il ne craignait pas l'effort du service rendu, fut-ce à un presque inconnu : le jour même de ma visite, il a consacré trois heures de son temps, la pelle à la main, à m'aider au dégagement de mon véhicule, ma vieille Fiat 132, prise dans une situation très inconfortable sur la Haie de Wonck. Avec Robert Garcet, on ne recevait pas un message, mais on partageait un rêve. Avait-il une force innée de persuasion ? Je ne le crois absolument pas. Ce rêve, il l'avait dans le regard, un regard très spécial, une sorte de lumière qu'aucune photo ou vidéo le mettant en scène, n'a été capable de restituer. On y adhérait ou non, c'était pour lui sans importance. Je crois que c'était un homme libre. L'un des rares hommes libres que j'ai rencontrés. Situation géographique de la Tour : Haie de Wonck Eben-Emael 4690 Bassenge Belgique

Un peu de magie pour cette merveilleuse journée, bon appétit mes amis.

Pettys Fansite The Dark & Fantasy

La chapelle Rosslynn (extrait de La Gardienne de la 9e porte).


Extrait de La Gardienne de la 9e porte parus aux éditions Edilivre
Steven prit l’autoroute et ils roulèrent pendant plus de deux heures, en direction de Rosslyn dans le Midlothian. Le paysage commença à changer et devenir de plus en plus sauvage, de plus en plus captivant. Steven se passa une main dans les cheveux et en s’adressant à Sabrina, il lança : « La chapelle fut dessinée par William Sinclair, descendant des chevaliers Normands de St-Clair et selon la légende, il était lié aux chevaliers du temple ». Steven gara la voiture dans un vaste parking. Sabrina descendit de voiture et s’approcha de Steven pour lui prendre la main. La chapelle était en réfection, mais d’une beauté saisissante. Un échafaudage l’entourait, mais par un escalier prévu pour les visiteurs ont pouvait malgré tout en faire le tour. L’endroit était paisible, la luminosité féérique. Un parc aux arbres séculaires entouraient l’endroit et ajoutaient à la beauté du paysage. - Que sais-tu d’autre de cette chapelle ? - La construction de la chapelle commença en 1440 et s’acheva quarante ans plus tard, des visiteurs terminaient la visite extérieure de la chapelle et s’apprêtaient à redescendre l’escalier pour entrer dans la chapelle. L’escalier était métallique et glissant, Sabrina dut s’accrocher à plusieurs reprises au bras de Steven pour ne pas tomber. En entrant dans la chapelle, Sabrina fut envahie par une foule d’émotions qu’elle n’aurait pu expliquer. Steven se contentait de la regarder d’un œil amusé. Il commença à prendre de nombreux clichés et comme à son habitude, il disparut un bon moment, la laissant seule admirer à sa guise et à son rythme toutes les splendeurs de l’édifice. L’entrée se faisait par une petite porte sur le côté, dès qu’on l’avait franchie on était frappé par tant de magnificences. La première chose qui attira le regard de Sabrina fut les vitraux, une douce lumière les transperçait baignant l’édifice dans un halo bleuté. Encore tout à l’émerveillement, elle leva les yeux et posa son regard sur les voûtes, elles étaient majestueuses. Sabrina pour avoir suivi Steven en de nombreuses cathédrales avait pu en admirer un grand nombre, mais rien de ce qu’elle avait vu ne ressemblait à ce qu’elle voyait en ce moment précis. L’allée centrale était plus importante que les deux allées latérales, de nombreux visiteurs s’y pressaient. Un groupe d’Américains suivaient en rangs serrés un guide qui débitait son texte à toute allure. Le spectacle qu’offraient ces infortunés touristes était décalé. Sabrina posa alors le regard sur une statue placée au terme de la voûte à son extrême gauche, elle semblait royale, en s’avançant vers la statue, Sabrina remarqua un petit escalier à la droite de la statue, ce dernier semblait conduire au sous-sol de l’édifice. Sabrina s’y engageait lorsque Steven vint la rejoindre. - Merci mon chevalier, l’endroit est absolument magnifique. Que de signes, que d’histoires, que d’énergies, comme j’aimerais les comprendre. Le couple laissa le groupe de touristes suivre, au pas cadencé cet étrange guide, en décidant d’y revenir un peu plus tard, lorsque l’endroit aurait retrouvé la sérénité qui n’aurait jamais dû cesser d’être la sienne. Le couple était revenu dans le chœur de la chapelle. - Voilà un endroit que je voulais absolument te montrer. Steven pointait l’index en direction du chœur de la chapelle. - C’est splendide. Cela me rappelle le chœur de la cathédrale de Glasgow. - Regarde le chœur, c’est étonnant. Sabrina avait murmuré ces mots à l’oreille de Steven pour ne pas déranger l’immense paix que l’on pouvait ressentir. - La chapelle est connue par deux de ses piliers, le pilier de l’apprenti et le pilier du maître, de chaque côté du pilier de l’artisan. Ces deux piliers ont des sculptures différentes. La légende veut que le maître maçon entama la réalisation de ce qu’on nomme aujourd’hui le pilier de l’apprenti, jusqu’au jour où, se sentant incapable de le terminer, il partit en voyage d’étude à Rome, afin d’améliorer ses compétences. Pendant son absence, son apprenti termina lui-même l’œuvre, ce qui déclencha la colère du maître-maçon qui tua l’apprenti. - Charmant ton maître-maçon. Le groupe de touristes Américains suivait toujours la visite guidée au pas cadencé. - Et bien les pauvres, fit Sabrina en posant une main sur la bouche pour étouffer l’éclat de rire qu’elle essayait de contenir. La lueur de quelques bougies allumées sans doute depuis de nombreuses heures semblaient faiblir. Sous l’œil amusé de Sabrina, Steven lui prit le bras et l’emmena quelques dizaines de mètres plus loin. Sabrina préférait avoir pour seul guide son Steven. En regardant les infortunés touristes américains, le couple ne put s’empêcher de rire aux éclats. Steven repris quelques clichés. - Je me sens très étrange, déclara Sabrina. - C’est un endroit très fort. - Je me sens toujours un peu étrange dans ce genre d’endroit, mais cette fois, c’est plus fort, poursuivait-elle une main sur la gorge qu’elle avait étrangement sèche. - Je ne pourrai te donner le ressenti des courants cosmo-telluriques, mais même moi, je ressens aussi que c’est très fort. Steven s’apprêtaient à redescendre dans la crypte. - Veux-tu prendre un peu l’air, ou m’accompagnes-tu dans la crypte ? - Je t’accompagne. - J’aimerais encore prendre quelques clichés, la luminosité est exceptionnelle pour l’instant. Si tu le souhaites, nous pouvons prendre un peu l’air et revenir un peu plus tard. - Non, je veux que tu profites de cette luminosité, c’est vrai qu’elle est exceptionnelle. - J’en ai pour très peu de temps. Sabrina devança Steven dans la crypte. - Je te laisse à tes clichés mon cœur. - Veux-tu que je reste un moment près de toi ? - Non, tout va bien. Sabrina connaissait Steven et même s’il se montrait prévenant, elle savait que cette perte de temps l’énervait. Il allait de projets en projets, d’actions en actions et il ne lui était pas facile de composer, même avec elle. Au fil des ans, elle avait appris à le connaître et à le comprendre, même si pour la plupart des gens ce comportement semblait incorrect. Il n’y avait aucune incorrection dans le comportement de Steven, il était différent, simplement différent. Le sentiment étrange qu’elle avait ressenti en entrant dans la chapelle s’amplifia. Tout son être était parcouru d’étranges frissons et la fraîcheur ni était pour rien. Lorsque Steven l’a retrouva, elle était face à d’étranges sculptures. - Tu vas bien, tu sembles pâle. - Je vais bien, n’as-tu pas le sentiment qu’un autre endroit est caché derrière ses murs. - Je l’ignore. La réponse de Steven se voulait laconique, mais Sabrina eut le sentiment qu’il pensait exactement la même chose. Sabrina et Steven étaient liés et ce lien allait bien au-delà de celui du mariage, elle était pour lui une sorte de réceptacle. Peu préparée à comprendre ces choses, elle se contentait de les expliquer à Steven, mais sans vraiment pouvoir y donner des réponses satisfaisantes pour elle-même. Cela faisait partie des choses qu’elle avait acceptées de Steven, de cet homme dont la personnalité était pour le moins hors norme. - Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas disait Hermès Trismégiste. - Cela reste une énigme pour moi. - On retrouve ce genre d’énergies dans des bâtiments en Egypte, en Europe. C’est le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Il y a sept lieux de pèlerinage, sept comme les sept chakras humains. C’est une sorte de pèlerinage initiatique. Les pèlerins sur ce chemin ressentent dans leur être, la manifestation des chakras terrestres. - Ce qui est en haut et ce qui est en bas. Ce serait l’unité ? Lui lança-t-elle avec des yeux médusés ? Ce qui est en bas se sont ces sculptures, ces signes ? Ils seraient destinés à ouvrir les chakras et l’ouverture des chakras permettrait aux pèlerins de rejoindre ce qui en haut ? - C’est ton interprétation. Sabrina savait qu’elle n’aurait pas d’autres réponses et qu’elle allait devoir s’en contenter, une fois encore. Steven avait passé son bras autour des épaules de Sabrina et le couple s’apprêtait à sortir de la chapelle. - J’ai réservé une chambre dans un hôtel à une dizaine de kilomètres d’ici, nous pourrions dîner sur place et passer une soirée sensuelle dans notre chambre. Ce programme plaît-il à Ma Dame. - Tout à fait....

La chapelle de Rosslyn.

Susanne Tadic-Bialucha Rosslyn Chapel - la maison du Saint-Graal? La chapelle de Rosslyn (Rosslyn Chapel, précise chapelle collégiale de Saint-Matthieu) est l'un des sites les plus célèbres d'Ecosse. La chapelle est en fait une église, dans le 15ème Siècle et est construit sur une colline surplombant le Glen Roslin comme un collège catholique à Roslin, Midlothian, près d'Edimbourg. même dès le début, de l'artiste: Rosslyn Chapel, vieille photo de 1860 (Heinrich Hansen) Le bâtiment date de l'année 1440 et le projet de William Sinclair, 1er Earl Of Caithness, en arrière. La construction a commencé, mais probablement pas avant 1456, le plan est similaire au Temple d'Hérode à Jérusalem. Non loin de là sont deux autres points d'intérêt, qui remontent à l'Sinclair: Roslin Castle et Roslin cimetière. Rosslyn Chapel est l'un des bâtiments les plus intéressants en Ecosse, d'autant plus que nombre d'histoires intéressantes et des légendes au sujet de la chapelle. Le bâtiment repose sur quatorze colonnes, qui à leur tour forment une arcade de douze arches sur trois côtés de la nef. À l'extrémité orientale de la colonne XIVème trois autres formes d'arc entre nef et chapelle de la Vierge. Ces trois arches dans la partie orientale sont tous nommés: Pilier Maître, le Pilier Pilier compagnon et l'apprenti. Ce premier pilier Apprentice est bien connue. Pilier Apprentice Le pilier Apprenti (court pilier Prentice) a obtenu son nom d'une légende. Selon le maître de ses assistants n'ont pas cru que pourrait créer le travail de marqueterie complexe, sans voir l'original. Le maître est allé en tournée pour voir l'original lui-même. Quand il revint, le greffier n'avait pas modifié le message déjà d'une façon magistrale. Ceci rendait furieux le maître pour qu'il complète l'envie a pris le marteau et ses assistants tués. En guise de punition, le visage du maître a été sculpté dans le coin opposé, en ce sens qu'il faut regarder pour l'éternité sur le brillant travail de ses assistants. Henning Kolvekorn conclu que la colonne est directement liée à Yggdrasil, l'arbre de la majeure germanique et la mythologie nordique. Boîtes à musique Les plus célèbres sont les 213 boîtes dans l'église avec le caractère appliqué. Qu'ils aient une fonction particulière et, si oui, quel est incertaine. Il a été étudié beaucoup, si ce n'est au code. Dernière venu à la conclusion qu'il pourrait être dans la fosse, et le personnage est un genre de musique préenregistrée. Les personnages peuvent être d'origine Chladni et de correspondre avec des notes de musique. Sur la base de la construction Motet Rosslyn, qui a été produit par Thomas et Stuart Mitchell Green Men Green Men Of Rosslyn Une des caractéristiques les plus célèbres sont les hommes verts Il est en fin de compte sur les incrustations en forme de visages humains autour duquel truc vert pousse - parfois de la bouche des visages. On a supposé qu'ils sont censés symboliser le renouvellement et la fertilité. Green Men sont en orientation est-ouest aussi pour les mois de l'année. Au total il ya 110 de ces hommes entiers dans les plantes vertes Crypte Chapelle de Rosslyn a été utilisé comme lieu de sépulture de la Sinclaris longtemps. La crypte a été fermée depuis lors ont grandi très persistantes légendes de la crypte. Ainsi en est la tête momifiée de Jésus y être gardés ou le Saint Graal, ou, plus généralement, le trésor des Templiers (qui, théoriquement, on peut aussi être l'autre). Peut-être, il a été affirmé, il ya aussi les joyaux de la couronne d'Ecosse. Bienstock dans le pignon Le fronton a été examiné, quand il est devenu de plus en plus instable. En 2010, ils ont fait de la rénovation. Ils y trouvèrent une petite chambre, qui a été créée par des maçons en particulier pour les abeilles. La vieille ruche a été à des fins d'identification pour les apiculteurs. Templiers, francs-maçons, et la Chapelle Rosslyn Chapelle de Rosslyn a été effectivement construit à seulement 150 ans après la dissolution des Templiers. Cependant, il ya des symboles dans la chapelle, qui pourraient être attribués aux Templiers. L'un est le Sceau des Templiers avec les deux cavaliers sur un cheval. Comme mentionné ci-dessus, à l'accès à la crypte trésors de l'offre Templiers (une partie des archives des Templiers imaginer qu'il ya d'autres le Saint-Graal) En fin de compte, il est difficile de savoir si et dans quelle mesure la chapelle des templiers et francs-maçons liés. Mais où chercher, vous la retrouverez aussi en quelque sorte. Ainsi, le conservateur de la Grande Loge d'Écosse plus de 2000 références à des liens vers la franc-maçonnerie et Rosslyn enregistré. Cependant, on doit supposer que de nombreux symboles maçonniques et les personnages ont plus tard été fixé lors d'une restauration en 1860, par l'architecte David Bryce. D'autres sources affirment cependant que même le fondateur William Sinclair avait été un grand maître des maçons écossais. Ce n'est pas prouvée, mais un de ses descendants a probablement été fait Grand maître de la Grande Loge d'Ecosse. Le bâtiment lui-même sera également inspiré par le Temple de Salomon, et un point aux Templiers. Mais même ici, vous pourriez bien prendre en considération d'autres comparaisons. Sun, il a été constaté que le plan d'étage plutôt à l'aile est de la cathédrale de Glasgow s'inscrit, comme le Temple de Salomon. Si elles sont vraies ou non - les légendes et les mythes ont fait Rosslyn très célèbre. En Pubklikation comme le «Saint Graal et ses héritiers" Rosslyn a été associé à la lignée de Jésus. Le "Da Vinci Code" Rosslyn a joué un rôle, comme dans "Darkest Hour" et plusieurs autres poèmes et des réflexions. Rénovation Chapelle de Rosslyn a été rénové ces dernières années, plus ou moins complexe. Voici une sorte de dôme au-dessus de la chapelle a été installé, ce qui est censé rester 14 ans. Donc, pour éviter que la pluie, donc même pas être détruit par la structure du bâtiment. Le coût de rénovation est peu plus de 9 millions de livres. En outre, près de quatre millions de livres a été investi dans le nouveau centre d'accueil, qui a ouvert en Juillet 2011

Questions demandées aux templiers pendant leur interrogatoire par l'inquisition.

Templier Veritas Revenons aux questions demandées aux Templiers pendant leurs interrogations : elles étaient très variées et très réfléchies par des avocats compétents, spécialistes dans les hérésies qui engendraient des problèmes à l'Église. Leur intention était de découvrir si les Templiers étaient Gnostiques, Doctes, Manichéens ou Cathares, fidèles au Dualisme, c'est-à-dire à l'existence de deux divinités : le bien et le mal. Ils voulaient donc savoir s'ils étaient devenus Musulmans mais la question la plus importante était de découvrir si les Templiers considéraient Jésus comme un faux Prophète, comme un criminel du droit coutumier, ayant été crucifié pour ses infractions. Dans ce cas, les Templiers étaient parmi ceux qui crucifiaient Jésus-Christ une seconde fois selon la déclaration du roi Philippe le Bel. Les Inquisiteurs connaissaient très bien cette énigme. Cent ans plus tôt, quelques Cathares nommés les Parfaits, leur avaient parlé de cette interprétation de l'Histoire de Jésus-Christ. Mais cette nouvelle image de Jésus était déjà connue par les hauts dignitaires de l'Église et gardée dans les archives de l'Empire Romain. Après le règne de Constantin, l'histoire fut réécrite pour satisfaire l'Église et, informés de cette décision, les Juifs furent persécutés car il voulaient dénoncer cette information. Connaissant cet épisode, les Cathares furent exterminés avec tous leurs documents. Mais avant leur suppression, ils informèrent les Templiers qui subirent à leur tour l'Enquête.

jeudi 29 novembre 2012

Le rescapé de Sion.

Le rescapé du Prieuré de Sion La Gazette de Rennes-le-Château a rencontré le dernier mousquetaire du quatuor du Prieuré de Sion, Jean-Luc Chaumeil. Il vient de publier "Rennes-le-Château - Gisors - Le Testament du Prieuré de Sion - Le Crépuscule d'une Ténébreuse Affaire", éd. Pégase. C'est assurément le livre événement de cette année 2006 puisqu'il contient "Pierre et Papier" de Philippe de Cherisey. Nous vous rappelons que "Le Testament du Prieuré de Sion" et "Pierre et Papier" ont fait l'objet de deux autres articles que vous (re)lirez en cliquant sur les titres des livres. Le braconnier de DieuEn ce mois d'août ensoleillé, la rédaction a rencontré longuement Jean-Luc Chaumeil dans sa galerie d'art de Carennac, "L'Atelier du Prieuré". Ce journaliste, écrivain et artiste est le dernier survivant du Prieuré de Sion, version Pierre Plantard. Après les disparitions du chantre surréaliste, Philippe de Cherisey en 1985, du Grand Maître autoproclamé, Pierre Plantard en 2000 et du porte-plume du groupuscule, Gérard de Sède en 2004, il reste le seul témoin de ce qui est une fumisterie, une renaissance ou une piste à suivre selon les avis des chercheurs. Jean-Luc Chaumeil, le braconnier de Dieul - Johan © Dans son livre, Jean-Luc Chaumeil qui se définit comme un journaliste d'investigation, s'est exprimé très peu sur le Prieuré de Sion et sur "Pierre et Papier". Tout au plus deux dizaines de pages sur plus de 240. Qui plus est, de nombreux passages étaient peu compréhensibles même pour les spécialistes de l'affaire. De surcroît, le moins que nous puissions écrire, c'est que les explications du canular, selon Philippe de Cherisey, étaient embrouillées, voire contradictoires... Beaucoup de chercheurs, rencontrés à Rennes-le-Château et dans la région, beaucoup d'internautes via le forum et les courriels se posaient moult questions aussi ! D'emblée, Jean-Luc Chaumeil, le verbe haut et le ton péremptoire, mais n'en a-t-il pas toujours été ainsi depuis la création du Prieuré de Sion, martèle ses vérités : le Prieuré est une fumisterie, Philippe de Cherisey a créé les deux parchemins, Pierre Plantard était un homme seul dépassé par son invention, il n'y a aucun trésor à Rennes-le-Château ou, plus à la mode, à Rennes-les-Bains, la seule piste serait de retrouver Reda qui n'est ni à Rennes-le-Château ni dans sa proche région, un seul personnage est digne d'intérêt Roncelin de Fos, etc. Notons que J-L Chaumeil a déjà développé nombre de ses idées dans différents écrits des années 70 : les numéros de Pégase, du Charivari consacrés au PS et aux Templiers notamment ! Gazette de RLC : J-L Chaumeil, quand et comment avez-vous découvert l'énigme de Rennes-le-Château ? J-L Chaumeil : Peintre à mes heures, poète à d'autres, journaliste pour gagner ma vie, je fis très tôt la connaissance de Daniel Réju qui me demanda des articles pour la revue : "L'ère d'Aquarius". Je travaillai aussi pour "Europe journal", premier hebdomadaire européen et je faisais une revue de presse pour les cadres d'une société autoroutière. En 1971, je lus le livre "L'or maudit" et mon rédacteur en chef, Claude Jacquemart, me confia la rédaction d'un numéro spécial, le numéro 18 concernant "Les archives du Prieuré de Sion". un jeune écrivain, Claude Pimont, auteur de "Dieu n'existe pas, je l'ai rencontré", en compagnie d'un ami de Réju, Monsieur Renard, m'entretint de l'histoire d'un curé qui, soi-disant, avait découvert "des milliards", dans le sud de la France ! Le livre était de Gérard de Sède, auteur d'un livre que j'avais épluché, "Les templiers sont parmi nous". Connaissant l'histoire de Gisors pour l'avoir déjà approchée, je me méfiai de "L'or de Rennes" et j'avoue que j'avais raison à priori... Daniel Réju me donna les coordonnées téléphoniques de Plantard et, parallèlement, je rencontrai Gérard de Sède, rue Danrémont. A la même époque, Mathieu Paoli, un ami de l'écrivain roumain Doru Theodoriciu, commençait un film pour la T.S.R sur Arginy et Rennes-le-Château. Au tout début de l'année 1972, je partais en mission à Rennes-le-Château avec mon photographe Bernard Roy. L'Atelier du Prieuré à Carennac Pierre Plantard Gazette de RLC : Décrivez-nous Pierre Plantard. Etait-il aussi mystérieux qu'on le dit ? "L'Atelier du Prieuré" à Carennac, la galerie d'art de Jean-Luc Chaumeil - Johan © J-L Chaumeil : Après plusieurs conversations téléphoniques, je rencontrai Pierre Plantard. Des questions, il y en avait mille; quant aux réponses, elles étaient allusives, irritantes à plus d'un titre, souvent contradictoires, parfois naïvement déconcertantes, toujours réglées avec soin, trop de soin peut-être. Le personnage était rieur cependant, plein d'humour, un tantinet illuminé. On aurait dit Jeanne d'Arc en costume 1930, un Matrix "Man in Black" sorti des temps présents avec des documents plein les poches, comme prêts à l'avance. Mais je savais qu'il avait été sacristain et voyant quand il officiait à Aulnay, sous le nom de "Chyren". Non seulement, il croyait en ses ordonnances mais il prophétisait à tour de bras. Il rêvait de devenir prêtre et n'était que sacristain; déçu, il perdit la foi et le regrettait ! Je me souviens de nos visites à l'église Saint-Sulpice de Paris. Il élevait la voix quand il voyait un prêtre et cela dégénérait. Il transformait aussi la chapelle des Saints-Anges en carte au trésor et Saint Pierre, avec ses deux clefs, en un messager indiquant la crypte de Notre-Dame-sous-Terre avec un temple d'Artémis païen de surcroît. Il pratiquait déjà ce qu'on appelle aujourd'hui le révisionnisme historique, axé sur la légitimité mérovingienne. Gazette de RLC : Dans quel contexte, Pierre Plantard a-t-il rencontré Philippe de Cherisey ? J-L Chaumeil : C'est assez nébuleux ! J'en ai reçu plusieurs versions. Ils se sont connus dans les années 50 et ils fouillèrent avec Gérard de Sède la cave de Monsieur Jacques Rouët à Gisors en 1962 (ndlr lettre jointe au livre p. 106). Le trio magique Gazette de RLC : Le trio était très hétérogène ! Comment imaginer un tel groupe ? J-L Chaumeil : Oh ! Cela s'explique aisément si on connaît leur passé... Pierre Plantard était désargenté, vivait dans une mansarde, il fut conquis par les quartiers de noblesse de de Cherisey, ceux qui lui manquaient tant et qu'il se créa. De plus l'érudition de Philippe le fascinait. Quant à de Cherisey, le renégat de la famille Vaudémont-Vaudressel, rejeté parce que saltimbanque, il régla ses comptes et trouva en Plantard le père dont il rêvait. Il s'affubla d'ailleurs dans les apocryphes du titre de noblesse de son père dans le but de le discréditer. Lui qui était comte se nomma le marquis de Cherisey ! Il voulait foutre en l'air la noblesse en créant une contre-noblesse ! Il manquait à ce duo infernal un écrivain, Gérard de Sède. Pour ce noble trotskyste, unique en son genre, c'était l'occasion de revenir à d'autres travaux que ceux des champs. Le porte-plume allait être emporté par la supercherie. Et voilà ! le décor est planté, la partition à jouer ! J-L Chaumeil dans son PrieuréGazette de RLC : Pierre Plantard avait constitué un énorme dossier sur l'affaire, paraît-il. J-L Chaumeil : (Souriant) Et oui ! Surtout des documents, des articles glanés ici et là, il faisait feu de tout bois, suivait l'actualité via "Ici Paris" et d'autres canards du même tonneau, il écoutait aussi la radio. Pour être précis, le dossier comporte 1014 pages. Jean-Luc dans sa galerie - Johan © Gazette de RLC : Pierre Plantard a revendiqué la caution de sommités de son temps, par exemple Maurice Lecomte Moncharville. J-L Chaumeil : Oui, mais il était surtout passé maître dans l'art de faire parler les morts. Il sortait des documents, des lettres, des faux bien évidemment, une fois la personne décédée. Personne ne pouvait le contredire. Gazette de RLC : Dans "L'Or de Rennes", Gérard de Sède détaille des disparitions mystérieuses liées à notre affaire, celle de Fakhar Ul Islam par exemple. J-L Chaumeil : Pierre Plantard a même fait courir le bruit que la DGSE s'était intéressée à l'affaire et que les informations étaient fiables puisque transmises par mon père, membre de ce corps de police. De nouveau Pierre Plantard désinforme ! Si mon père a enquêté sur cette affaire, c'est en qualité de commissaire principal de Melun. L'accident a eu lieu sur son territoire juridictionnel. De plus Fakhar Ul Islam était un trafiquant de drogues international. Il n'a donc aucun lien avec RLC mais Plantard est arrivé à ses fins puisque l'information est sortie dans la presse ! Pierre et Papier Gazette de RLC : Venons-en à "Pierre et Papier"... J-L Chaumeil : (Il n'attend pas la question) C'est Philippe qui a rédigé les parchemins et, dans ce livre, il s'en explique. Tout y est dit et je ne comprends pas ceux qui se posent encore des questions sur ce texte. Moi-même, j'ai déjà détaillé tout le contexte de la création du Prieuré de Sion. Lisez mes livres, mes articles, je ne vais point me répéter constamment ! Gazette de RLC : Jean-Luc, certes, vous avez été dissert sur le sujet, plusieurs livres, des numéros spéciaux de revues, des articles. C'est d'ailleurs pour cela qu'une synthèse sera utile pour les internautes... J-L Chaumeil : (Un silence) Bon, allez-y ! Je vous écoute ! Taillefer à TailleferGazette de RLC : La quarantaine de pages de "Pierre et Papier" est assez nébuleuse. Philippe de Chérisey n'évite ni les répétitions, ni les approximations et, encore moins, les erreurs assez étonnantes pour quelqu'un qui a inventé les parchemins. L'éditeur Pégase a dû mentionner plusieurs fois en notes que de Cherisey confondait les deux parchemins dans ses explications. Je vous concède qu'il fait chaque fois la même mais ne s'est-il pas relu ? A-t-il rédigé cela d'un seul jet ? On a l'impression d'un brouillon alors qu'il vous avait demandé de publier son texte. On aurait pu supposer qu'il vous livre un produit fini ! J-L Chaumeil : Philippe était un poète, surréaliste de surcroît ! Il avait un sens aigu de la farce et de la satire. Que voulez-vous ! il s'exprime ici comme il s'est exprimé dans ses autres écrits en allusion, en décalage, en clin d'oeil. Il avait le souci constant d'épater la galerie, il se voulait illusionniste. Il a oeuvré en ce sens. Taillefer à Taillefer - Johan © Gazette de RLC : Son style est très proche du roman "Livre à vendre", écrit à quatre mains avec Roland Dubillard et publié chez Jean-Claude Simoën en 1977. La différence ne réside-t-elle pas dans le genre ? Ici un roman, là un essai ! J-L Chaumeil : (D'un ton péremptoire) Non, absolument pas ! Je vous répète qu'il jongle avec les mots et les idées. Philippe est un poète surréaliste, sa vie est basée sur les jeux de mots, l'humour. C'est son métier aussi ! Gazette de RLC : Donc, si nous vous comprenons bien, il ne faudrait pas chercher dans la deuxième partie de "Pierre à Papier", celle consacrée à l'explication du texte "Bergère, pas de tentation...", à vouloir tout interpréter ? Ce serait donc un texte surréaliste à prendre comme tel... N'est-ce point étrange pour quelqu'un qui voulait "démontrer enfin le mécanisme d'une assez bonne farce" (p. 78)? J-L Chaumeil : (Conciliant) Bon, je vais vous donner quelques explications... Philippe de Cherisey était un grand sentimental. Peu de personnes connaissent la tragédie qui s'est jouée sur une route de Rennes-les-Bains. C'est là qu'il a perdu son amour dans un accident de la route... Pour lui, le poète éploré, la phrase du codage du "Petit Parchemin", "A DAGOBERT II ROI ET A SION EST CE TRESOR ET IL EST LA MORT", n'évoque pas de l'or, des documents capitaux pour l'humanité, une révélation christique, que sais-je ! Non, Philippe de Cherisey rend hommage à son amie qui est "LÀ MORT(e)". Que n'a-t-on glosé sur l'article ou l'adverbe... ! C'était l'adverbe qu'il fallait privilégier, mais pas de dépôt sacré, de caverne d'Ali Baba, non, un amour perdu à tout jamais. Gazette de RLC : Mais il a fait aussi des recherches en compagnie de Pierre Plantard et de vous-même au Serbaïrou à Rennes-les-Bains. J-L Chaumeil : Oui, mais son trésor, le trésor, c'était sa fiancée ! Il l'écrit d'ailleurs. Gazette de RLC : En effet ! "... je connus ma Roseline qui mourut le 6 août 1967, fête de la Transfiguration, en franchissant le Méridien 0 en voiture." (p. 108) Pourtal Chaumeil NetchacovitchGazette de RLC : L'essentiel des explications de de Cherisey concerne le "Grand Parchemin". De nombreux passages sont nébuleux et... Réunion au sommet de Taillefer, l'écrivain J-L Chaumeil, les webmasters J-P Pourtal (à gauche) et J Netchacovitch - Johan © J-L Chaumeil : (N'attendant pas la question) Mais il n'y a rien à comprendre, Philippe agit en surréaliste. Tous les passages que vous me citez ne doivent pas être décryptés, ils ne mènent à rien. Philippe s'est amusé à brouiller les pistes, à dire tout et son contraire, ... Le document Tisseyre Gazette de RLC : Soit ! Mais de Cherisey écrit que "tant que les curieux pourront se procurer cet ancien numéro, je serai qu'un demi farceur (sic), c'est-à-dire l'héritier d'une farce lancée voici une soixantaine d'années" (p.100). Donc s'il ne parvient pas à convaincre le lecteur que le document Tisseyre, paru dans le Bulletin de la SESA en 1905, n'a jamais existé, son explication est caduque ! Il compte... sur la disparition de l'article à la suite de la publication de "Pierre et Papier" grâce aux "chercheurs" ! Donc, à ce moment-là, il veut publier son oeuvre rapidement. Rappelons qu'il l'a rédigée en 1970. J-L Chaumeil : (Ne répondant pas à la question) Je vais vous révéler quelque chose... Le document Tisseyre est une invention. Ou, plus exactement, Tisseyre invente un relevé soi-disant réalisé en 1905 et le publie dans le Bulletin de la SESA. Grâce à cet article, il accrédite la présence de la pierre à cette époque dans le cimetière de Rennes-le-Château et couvre... un trafic de reliques et d'objets archéologiques qu'il a mis sur pied avec Bérenger Saunière. On ne pourra les taxer de vol pour une pierre encore recensée en 1905... !!! Gazette de RLC : ... Etrange comme explication. Surtout que le document Tisseyre a été publié dans "L'Or de Rennes" avec la référence de la SESA en 1967, c'est-à-dire TROIS ans avant la rédaction de "Pierre et Papier". Les chercheurs ont eu tout le temps de vérifier... Quant à ce trafic, Tisseyre cite dans l'article plusieurs personnes... qui ne réagiront pas à ce mensonge !!! Mais pourquoi expliquer et justifier cet extrait puisqu'il aurait suffi d'écrire ou de dire que de Cherisey avait tout à disposition en 1970 pour créer les parchemins... J-L Chaumeil : (Continuant sur sa lancée) Oui, un scoop, vous dis-je ! Je dois ajouter que "Pierre et Papier" est annoté par Philippe de Cherisey mais que, pour des raisons d'édition, l'éditeur Pierre Jarnac des éditions Pégase ne les a pas reproduites. Le Codex ChaumeilGazette de RLC : C'est dommage, cela aurait peut-être éclairé le document ! J-L Chaumeil : Oui, j'en ai fait part à l'éditeur mais, pour une meilleure lisibilité du document, il les a ôtées. (ndlr Jean-Luc Chaumeil a confirmé ses propos lors de deux entretiens téléphoniques de septembre et d'octobre 2006) "Le Codex - Chaumeil" - Johan © Le Codex Bezae Gazette de RLC : Un problème sur les sources de de Cherisey a été soulevé par la découverte du texte d'origine du "Petit Parchemin", le célèbre Codex Bezae. Il n'évoque jamais cette source unique. J-L Chaumeil : Ah ! là, nous sommes au coeur du système Plantard-Cherisey ! Je ne vais pas encore reprendre ce que j'ai écrit sur vos forums mais certains ne veulent manifestement pas comprendre... C'est agaçant à la longue. Pierre Plantard connaissait le livre de Fulcran Vigouroux et a fait en sorte que la paternité des parchemins soit attribuée à Philippe. Citer dom Cabrol était un leurre, une pirouette. Ce fut la même chose avec la revue "CIRCUIT" qui connut plusieurs moutures. Je vous donne un autre exemple... Dans une interview que Philippe m'a accordée en 1973, il en donne l'origine : "...j'ai pris le texte antique en onciale à la Bibliothèque Nationale sur l'ouvrage de dom Cabrol, l'Archéologie chrétienne, casier C25". Je m'y suis rendu et qu'ai-je trouvé dans le casier voisin à votre avis ?... Dans le casier B, le Fulcran Vigouroux. Voilà l'exemple par excellence des leurres et chausse-trapes du duo. Ils donnaient une information approximative, seul le curieux trouvait la véritable piste !!! J'affirme donc à la lumière de cet exemple que Pierre Plantard connaissait le manuscrit de Fulcran Vigouroux ! Et ceux qui ne l'admettent pas se fourvoient... Gazette de RLC : Parlez-nous de la manière dont le quatuor fonctionnait. Quelles étaient leurs relations ? Qui décidait ? J-L Chaumeil : Pierre Plantard tirait les ficelles, régentait tout. Il nous donnait très souvent des informations partielles et souvent différentes. Cela attisait les tensions. Souvent je me suis rendu compte que je ne possédais pas toutes les informations pour exploiter une piste et que Philippe ou Gérard en avait reçu d'autres ! C'était ça le système Plantard. Le non-dit, l'allusion, une forme de mise en concurrence des protagonistes. La volonté aussi de garder la main mise sur tous ! Gazette de RLC : Cela a conduit le groupuscule à l'éclatement... J-L Chaumeil : Et j'en fus le témoin privilégié. En 1981, Pierre Plantard a convoqué le Convent à Blois. Philippe l'apprend par la bande et constate son éviction... Là, j'ai eu la preuve de la supercherie. J'ai pisté Plantard. Au lieu de me rendre au pseudo-convent de Blois, je suis resté devant son domicile à Colombes. Il n'en est pas sorti le jour fixé, pas plus d'ailleurs que les jours précédents ou suivants... Dès lors, la rupture était consommée. A telle enseigne qu'il ne s'est même pas rendu à l'enterrement de Philippe en 1985. Philippe était aussi le parrain d'un enfant de Plantard. Chaumeil dédicace "L'Enigme sacrée" Gazette de RLC : L'arrivée des Anglais, Baigent, Leigh et Lincoln, auteurs de "L'Enigme sacrée" et du "Message" semble avoir accentué les tensions. J-L Chaumeil : Tout à fait ! Philippe s'est retrouvé sur la touche avec l'arrivée du trio. Plantard a "créé" le Prieuré de Sion américain et entériné la scission avec le PS français. Mais j'ai toujours ressenti la présence de quelqu'un de très important derrière les trois anglo-saxons. Leur but était différent et visait la manipulation politique... Plantard a vite perdu pied, lui qui revendiquait une descendance mérovingienne, ils lui apportaient celle... du Christ ! Gazette de RLC : Jean-Luc, quand vous êtes-vous rendu compte de la fumisterie ? J-L Chaumeil : Très vite ! Par intuition après cinq minutes... Pour le prouver, j'ai contre-enquêté. J'en étais certain en 1973 à la publication du numéro du "Charivari" sur le Prieuré de Sion. Fin définitive... ? Gazette de RLC : Et que faut-il chercher aujourd'hui à Rennes-le-Château et dans sa proche région ? J-L Chaumeil : (Catégorique) Mais il n'y a jamais rien eu dans la région, que ce soit en 1900, en 1956, en 1967 ou en 2006 !!! Rennes-le-Château est un trou noir qui absorbe tous les atavismes, où chacun apporte ses idées et les y trouve assurément. A votre avis, pourquoi retrouve-t-on deux dizaines de fois le mot "miroir" dans le livre de Philippe ! Rennes-le-Château est un mythe et doit être appréhendé comme tel ! Allez un dernier scoop... Savez-vous que l'histoire ne devait pas s'arrêter à Rennes-le-Château ? Avant, il y avait eu le Mont Saint Michel, Gisors, Stenay. D'autres sites auraient dû être visités ensuite. C'est pourquoi il vaut mieux étudier la nature du mythe et le transcender. Les Templiers, de retour de Jérusalem, ont transposé les toponymes locaux en fonction de la région d'où ils avaient été chassés. Ils ont dessiné des cartes. Le Verdon en est un bon exemple. Philippe de Cherisey a rencontré Alfred Weysen, chercheur et auteur de plusieurs livres sur le Verdon. Entre Belges, l'information a circulé. Philippe lui donna un document, la carte volée à Monsieur Fatin, mais Alfred Weysen l'appliqua au Verdon... L'histoire aurait pu recommencer là-bas... Le Templier PlantardGazette de RLC : Vous conseillez donc à tous les passionnés de se chercher un autre loisir, aux commerçants de fermer boutique et aux webmasters leur site ? J-L Chaumeil : (Nuancé) S'il n'y a pas de trésor de quelque nature que ce soit à trouver, chaque être humain peut y accomplir une quête personnelle, un ressourcement. Gazette de RLC : Mais d'autres lieux sont aussi propices à une telle démarche ? J-L Chaumeil : C'est vrai, je vous le concède. Nous vous conseillons la galerie d'art de Jean-Luc Chaumeil - Johan © Gazette de RLC : Si le trésor est absent, la quête réalisable ailleurs, vous avez malgré tout repéré un autre lieu dans le département de l'Aude ! J-L Chaumeil : Le seul digne d'intérêt ! C'est un endroit très proche de Limoux, REDA. Attention, pas un toponyme qui nous ramènerait à Rennes-le-Château, non, une colline sur les hauteurs de Limoux... Les recherches archéologiques devraient s'y concentrer. Gazette de RLC : Quelle sera votre prochaine actualité littéraire ? J-L Chaumeil : Je travaille depuis 20 ans sur Taillefer. Cela me plairait de finaliser ce livre ! J'ai aussi un abondant courrier en rapport avec le Prieuré de Sion. Gazette de RLC : Cela aurait plu au public que vous le partagiez dans "Le testament"... J-L Chaumeil : (Sibyllin) Mais cela viendra en son temps, cher Johan ! Le forum "Chercheurs" attend vos avis ! Commander le livre !

A découvrir.

Dernières news sur http://www.portail-rennes-le-chateau.com/gazette/ - - Les fontaines du Cercle - La croix du Cercle par Thierry Espalion - Rennes-le-Château : une affaire qui fera... date par Alain Cocouch - Les carrés dans la Vraie L angue Celtique par Jauclin - Un Chemin de Croix précurseur par Michel Vallet - Le pont de Serres et sa date par Thierry Espalion - Richard Khaitzine chez Jean-Claude Carton - Etude sur les fonts baptismaux de l'église de Rennes-le-Château par André Galaup - Conférence de Christian Doumergue - Bugarach : circulez, il n'y a rien à voir - A. Authier maire de Rennes-les-Bains - Gros plan catalan sur les villageois ou un film à sortir en juin 2013

29 novembre 1226, couronnement du jeune Louis IX.

Louis XX Le 29 novembre 1226, Saint-Louis devenait roi de France à l'âge de 12 ans. Voici la lettre circulaire adressée par les prélats et barons du royaume aux évêques et grands feudataires pour les inviter à assister au couronnement du jeune Louis IX, le 29 novembre 1226. Acte en latin, scellé, donné en novembre 1226. Il reste 8 fragments de sceaux pendants sur double queue de parchemin, sur 14 sceaux à l'origine. Parchemin, manuscrit, 12,5 x 23 cm Paris, Archives nationales, AE/II/227 © Archives nationales, France

L'origine des Wallons.

L’ORIGINE DES WALLONS La Belgique se trouve dans un tel état de « surexcitation linguistique » depuis quelques décennies, que personne, sauf en dehors des frontières belges, n’oserait encore en entreprendre l’étude, et y apporter les conclusions qui figurent dans « Le Bulletin de l’Institut Archéologique Liégeois » de 1852, sous le titre « L’origine des Wallons » Ch. Grandgagnage signe en effet un article « explosif » ! ….Car pour lui, les Wallons seraient d’origine germanique… On ose à peine l’écrire. Et pourtant, si l’on se réfère aux Anciens qui ont fréquenté les peuplades belges, c’est clair. Ils sont bien d’origine germanique, Flamands comme Wallons. Il n’est que de relire « la Guerre des Gaules » de César… Il y est dit avec clarté que les tribus qui peuplent l’actuelle Belgique, sont des Germains…. À l’exception notable des Morins et des Ménapes, qui eux, sont Celtes. Bref, je vous laisse découvrir cet article, article « historique » certes, mais qui s’approche tellement des mythes et symboles fondamentaux de la Belgique – surtout au point de vue de ses divisions – qu’il a toute sa place dans « La Belgique insolite et occulte ». Charles Saint-André

Une méduse immortelle sème la panique dans le monde scinetifique.

Une méduse immortelle sème la panique dans le monde scientifique La méduse Turritopsis nutricula, découverte pour la première fois par des chercheurs en biologie de l’université de Lecce, serait originaire de la mer des Caraïbes et se répandrait à présent dans toutes les mers du globe. D’après des recherches scientifiques, elle serait le seul être vivant immortel. Ainsi, cette méduse serait capable de remonter le temps, passant d’une phase de vie avancée à une phase de vie plus jeune, par des mécanismes d’apoptose bloqués et de trans-différenciation, reconfigurant ainsi ses cellules défaillantes en cellules neuves et parfaites. Inconnues durant fort longtemps, ces méduses singulières furent difficiles à trouver puisqu’elles évoluent uniquement dans les eaux profondes, et, comme elles ne peuvent pas mourir, ces méduses se sont multipliées à travers les océans du monde entier, provoquant une panique presque surnaturelle dans la communauté scientifique internationale au point que le Docteur Maria Miglietta de l’institut marin tropical de Smithsonien a déclaré aux journalistes : « Nous nous préparons à une invasion silencieuse mondiale. » Une menace ou une alliée ? De par ses caractéristiques exceptionnelles, cette méduse fait l’objet d’études par les biologistes et les généticiens puisqu’elle est le seul organisme complexe vivant connu à ce jour capable d'inverser complètement son processus de vieillissement. Mais cette immortalité potentielle inquiète cependant les scientifiques, car elle serait responsable de l’accroissement démesuré de son espèce dans les eaux du globe. Des légendes entourent cette méduse, beaucoup de témoignages à travers le monde lui prêtent des phénomènes psychiques en tous genres. Est-ce son immortalité qui provoque une véritable colonisation de toutes les mers par cette méduse ? Difficile de répondre à cette question pour le moment. En revanche, il est certain que la méduse Turritopsis nutricula se répand dans toutes les eaux du globe de manière considérable chaque année. Une clé pour devenir immortel Les études menées sur la méduse Turritopsis nutricula ont poussé les scientifiques a trouver un moyen de reproduire le processus de renouvellement des tissus chez les êtres humains, voir même à redonner la vie… Par ailleurs, cette méduse immortelle possède la réponse qui permettrait de guérir l’homme de toute maladie en créant des médicaments anti-vieillissement. Le monde des immortels, bientôt une réalité ? Deux écoles scientifiques s’affrontent, l’une nous dit que l’homme est indépassable et que sa mutation doit être le biocyborg, c'est-à-dire l’ajout de technologies qui dopent ses capacités ; l’autre enseigne que tout est déjà dans nos gènes, comme endormi, qu’il suffit de retrouver en nous les moyens pour mettre en œuvre nos capacités qui seraient immenses, comme la capacité de se rajeunir, via un processus cellulaire particulier. Quelle école l’emportera, l’avenir apportera la réponse. Cependant les journalistes de WikiStrike pensent que ce sera la première, car l’école scientifique qui voit le dépassement de l’homme par le cyborg permettra de donner la puissance aux multinationales qui posséderont les nanotechnologies et autres puces de ce nouveau marché du surhomme sous code-barre, pseudo-dieu qui ne sera qu’un esclave passionné de body-tuning. L’autre école scientifique donnerait la liberté absolue à tous et gratuitement, alors imaginez la tête de vos banquiers et de vos patrons ! Ayez pitié, pensez à eux, et prosternez-vous par compassion !...Ou pas ! William McAtbash for WikiStrike Source : Turritopsis nutricula McCrady 1857 - Encyclopedia of Life Bavestrello, Giorgio; Christian Sommer and Michele Sarà (1992). "Bi-directional conversion in Turritopsis nutricula (Hydrozoa)". Scientia Marina 56(2–3): 137–140. Piraino, Stefano; F. Boero, B. Aeschbach, V. Schmid (1996). "Reversing the life cycle: medusae transforming into polyps and cell transdifferentiation in Turritopsis nutricula (Cnidaria, Hydrozoa)". Biological Bulletin (Biological Bulletin, Vol. 190, No. 3) 190 (3): 302–312.doi:10.2307/1543022. JSTOR 1543022. Gilbert, Scott F. (2006). "Cheating Death: The Immortal Life Cycle of Turritopsis". Retrieved 2009-03-22. Ker Than (January 29, 2009). ""Immortal" Jellyfish Swarm World's Oceans". National Geographic News. Retrieved 2010-06-16. Kramp, P. L.. "Synopsis of the medusae of the world". Journal of the Marine Biological Association of the United Kingdom 40: 1–469. Mintowt-Czyz, Lech (26 January 2009). "Turritopsis nutricula: the world's only 'immortal' creature". Times Online. Retrieved 2009-03-22. Fraser, C. McLean (1937). Hydroids of the Pacific Coast of Canada and the United States. University of Toronto Press. pp. 201 plus 44 plates. Schuchert, Peter. "Turritopsis rubra". Retrieved 23 January 2010. "'Immortal' jellyfish swarming across the world". Telegraph Media Group. January 27, 2009. Retrieved 2010-06-16. Miglietta, M. P.; S. Piraino, S. Kubota, P. Schuchert (2006). "Species in the genus Turritopsis (Cnidaria, Hydrozoa): a molecular evaluation". Journal of Zoological Systematics and Evolutionary Research 45 (1): 11–19. doi:10.1111/j.1439-0469.2006.00379.x. Mills, C. E. (1983). "Vertical migration and diel activity patterns of hydromedusae: studies in a large tank". Journal of Plankton Research 5 (5): 619–635. doi:10.1093/plankt/5.5.619. Dimberu, Peniel M.. "Immortal Jellyfish Provides Clues for Regenerative Medicine". Singularity Hub. Retrieved 26 October 2011. Than, Ker. ""Immortal" Jellyfish Swarm World's Oceans". National Geographic Society. Retrieved 26 October 2011.

29 novembre 1314 : mort de Philippe le Bel.

La France pittoresque 29 novembre 1314 : mort de Philippe IV le Bel né en 1268 Surnommé le Bel, il monta sur le trône à l’âge de dix-sept ans et fut sacré à Reims le 6 janvier 1286. Il joignit au titre de roi de France celui de roi de Navarre, parce qu’il avait épousé Jeanne, fille et héritière de Henri Ier. Cette princesse... > La suite sur http://bit.ly/UpNVlF

mercredi 28 novembre 2012

Lemuria Homo est Deus.

Arturo Gomez LEMURIA "HOMO EST DEUS" /G\

Homo est Deus.

Arturo Gomez ARBOL GENEALOGICO.*. "HOMO EST DEUS" /G\

28 novembre 1721 : supplice de Louis-Dominique Cartouche.

La France pittoresque ‎28 novembre 1721 : supplice de Louis-Dominique Cartouche Cartouche annonça de bonne heure ce qu’il serait un jour : il avait a peine onze ans, que dans le collège où il faisait ses classes, il commettait une multitude de petites friponneries. S’étant évadé du collège et de la maison paternelle > La suite sur http://bit.ly/WtuSEs

Testament de Godefroid II

Godefroid de Bouillon Chroniques et légendes, 1095-1180 Jacques Albin S. Collin de Plancy 1842 (Extraits) XXXVI — TESTAMENT DE GODEFROID II. Si l'histoire générale des Pays-Bas est trop souvent décousue au moyen-âge, elle est riche au moins en reliefs brillants, qu'il ne faut que rassembler pour former une imposante galerie. — Telles sont les scènes du XIIème siècle que nous allons reproduire, et dont les cœurs poétiques sentiront tout le prix. On lit, dans nos vieilles chroniques, que, le 5 juin de l'année 1142, une réunion extraordinaire de hauts personnages animait des pompes de la Cour la sainte abbaye d'Afflighem, pieuse et austère solitude, bâtie depuis soixante ans seulement, refuge sacré où saint Bernard disait qu'il ne voyait que des anges, quand partout ailleurs, dans cette rude époque, il trouvait à peine des hommes. L'éclatante arrivée de cette cour, qui jetait du mouvement et du bruit dans l'asile du silence, n'amenait pourtant ni la joie, ni les fêtes. Tous ces nobles seigneurs paraissaient dans le deuil. Les hommes d'armes qui encombraient les avenues portaient la tristesse empreinte sur leurs visages. Si dans les sombres corridors on entendait les pas pesants des gentilshommes et des archers, la voix humaine semblait devenue muette; et sans la variété des costumes, les armures étincelantes et la multitude des hôtes, on eût pu croire l'abbaye d'Afflighem toujours habitée par ses seuls religieux. Toutefois, l'empressement et l'inquiétude de toutes les physionomies eussent révélé quelque chose de terrestre et l'attente d'un événement grave. Tout le monde se rendait à la grande salle, attenante à la chapelle. C'était le lieu où l'abbé d'Afflighem, qui était seigneur souverain, donnait ses audiences et réglait sa justice, que tempérait toujours la mansuétude. Là, en ce moment, sur un lit couvert de somptueuses draperies, où l'aiguille avait brodé en or le lion de Brabant, se trouvait un homme qui paraissait âgé de trente-cinq ans. Il était pâle, défait, amaigri, et semblait s'éteindre d'une maladie de poitrine. Cet homme était Godefroid II, dit le Jeune, duc de Brabant, marquis d'Anvers et duc de Lotharingie. Une belle et noble dame, la jeune princesse Lutgarde, son épouse, était assise auprès du chevet, tenant sur ses genoux un enfant d'un an, l'espoir des Brabançons. Le prince malade souleva sa tête affaiblie, quand l'abbé d'Afflighem introduisit les seigneurs convoqués; et Lutgarde essuya ses yeux rouges de larmes. Les sires de Diest, de Wemmel, de Bierbeck et de Wesemaele se rangèrent à droite du lit, autour de la Duchesse. Arnulphe, comte d'Aerschot, sénéchal de Godefroid II, Herzo, son chambellan, Henri d'Assche, son porte-étendard, se placèrent en silence de l'autre côté. On vit entrer ensuite les sires de Dilighem, de Cobbeghem, de Zellick, de Dilbeck , de Bodeghem, de Lorebeck, de Berseele, de Haeren, de Lennick. de Droogenbosch, de Gaesbeck, de Ganshoren. de Masenseel, de Liedekerke, de Ravestein, les dames d'Anderlecht, de Brandenbourg, et la plupart des autres fidèles vassaux des ducs de Brabant. Ceux de la puissante maison de Berthold, seigneurs de Grimberg, avoués de Malines, avaient été appelés aussi. Mais sachant d'avance quelles étaient les résolutions de Godefroid II, résolutions qu'ils ne voulaient pas approuver, ils ne se présentèrent pas. Tous leurs parents et tous les nombreux vassaux dont ils étaient suzerains firent défaut comme eux au rendez-vous d'Afflighem. Le comte d'Aerschot, au nom de son seigneur le noble duc de Brabant, ayant invité tous les assistants à s'asseoir, Godefroid II se mit péniblement sur son séant; puis il dit lentement ces paroles, que l'abbé d'Afflighem écrivit, à mesure qu'elles étaient prononcées, pour conserver ainsi l'expression formelle des dernières volontés du bon duc, lequel entendait les donner comme son testament: « Chevaliers, mes fidèles vassaux et mes braves amis, j'avais espéré une plus longue vie au milieu de vous. Le Ciel en ordonne autrement; et je sens qu'il faut nous séparer. Il n'y a pas deux ans que mon père Godefroid Ier est mort. Illustré dans la Croisade et dans les travaux d'un long règne, le noble prince, qui a rehaussé son duché de Brabant par la dignité de duc de Lotharingie. repose dans cette pieuse abbaye d'Afflighem. J'ai voulu vous réunir ici, entre la tombe de mon père et le berceau de mon fils, pour donner plus de solennité à notre dernière entrevue. "Je vous ai connus, dans tous les temps, loyaux et fidèles. Vous m'avez aidé à consolider dans les mains des ducs de Brabant ce titre de duc de Lotharingie, conquis par mon père. Aujourd'hui, chevaliers, jurez-vous de soutenir et de défendre mon fils Godefroid III, cet enfant que voici et qui va être votre prince? Car je ne suis plus qu'une ombre. Mes fidèles, ce petit enfant que je vous laisse et qui devient votre duc ne peut encore vous entendre. Mais Dieu est là; et j'emporte vos serments dans son sein. » Tous les vassaux s'étaient levés, le cœur ému et la larme à l'œil. Ils s'avancèrent successivement, d'un pas grave, mirent le genou en terre et jurèrent tous, sur la tête de l'enfant, qui leur souriait dans les bras de sa mère, de le protéger de leurs biens et de leurs vies, — de l'aimer, — de le servir comme leur duc, — de le garder et de le maintenir, — appelant sur eux l'anathème, si jamais ils tombaient dans le parjure. La figure de Godefroid II se ranima. Il reprit: « Que Dieu vous rende, mes fidèles, la joie que vous me donnez. Mais, vous le voyez, nos plus puissants vassaux ont méprisé notre appel. La maison de Berthold marcherait-elle donc à la félonie? Les deux frères, Gauthier de Malines et Gérard de Grimberg, eussent voulu la tutelle de mon fils. Pouvais-je confier le jeune duc de Brabant à cette famille si ambitieuse et si puissante, qui bientôt peut-être eût convoité le trône ducal? » Je souhaite que notre enfant ( car vous l'adoptez, chevaliers,) ne soit pas enlevé à sa noble mère. C'est l'unique prière qu'elle m'ait faite. Je lui nomme pour tuteurs, — si vous le trouvez bon, — les dignes seigneurs Gérard de Wesemaele, Jean de Bierbeck, Henri de Diest et Arnold de Wemmel. Je charge de gouverner son enfance le bon sire de Gaesbeck, notre ami à tous. Approuvez-vous ces choix , mes fidèles? » Les vassaux du noble duc s'inclinèrent tous et jurèrent avec effusion de faire respecter ses dernières volontés. L'abbé d'Afflighem les ayant mises sur un parchemin, tous ceux des assistants qui savaient écrire les signèrent; les autres y posèrent leurs sceaux. Le cachet de l'abbaye, qui portait les clefs de saint Pierre unies aux armes ducales, ferma l'enveloppe de ce testament. Alors, le malade, faisant un nouvel effort, déclara que, se sentant mourir, et ne pouvant plus songer qu'au salut de son âme, il abdiquait en ce même moment le pouvoir, dont il espérait n'avoir pas abusé, et qu'il le transférait à son fils, sur qui il appelait la bénédiction de Dieu. Aussitôt les hérauts-d'armes proclamèrent le petit enfant duc sous le nom de Godefroid III. Tous les seigneurs et tous les chevaliers lui firent l'hommage accoutumé dans les mains tremblantes de sa mère et en présence des quatre tuteurs. La réunion se rendit ensuite au réfectoire des moines, où une collation était préparée. Le petit enfant fut assis à la place de son père; et tous les assistants burent dans la même coupe — à son avenir! Le bon duc Godefroid II, à qui le dévouement de ses vassaux fidèles avait causé une vive joie, se fit transporter à Louvain. Il y mourut huit jours après. A la nouvelle de cette mort, les deux frères de la maison de Berthold, qui, depuis quatre cents ans fiers et riches , se regardaient comme souverains indépendants de Malines, quoique vassaux du duc de Brabant, et qui possédaient à Grimberg, près de Vilvorde, une forteresse réputée imprenable, les deux frères Gauthier et Gérard, furieux de ce qu'ils étaient exclus de la tutelle du jeune duc, quoiqu'ils se fussent attendus à cette mesure, annoncèrent qu'étant les plus puissants du pays et par conséquent les plus intéressés à la paix publique, ils allaient réclamer, les armes à la main, cette tutelle, qui ne pouvait leur être ôtée sans injure, ni remise en d'autres mains sans troubles. Ils ne parlaient plus comme vassaux. Au contraire ils profitaient de l'occasion pour nier le devoir qui les liait au duché de Brabant, disant qu'ils tenaient de Pépin-le-Bref la seigneurie de Malines, et qu'ils n'en devaient qu'un hommage de forme à l'évêché de Liége, qui autrefois avait protégé leur fief. Lutgarde, la duchesse veuve, âgée de vingt-quatre ans, était une femme douce et timide. Elle s'épouvanta pour son fils. Le Brabant, épuisé par la Croisade, n'avait pas alors les grandes ressources qu'il eut depuis; et les domaines populeux de la maison de Berthold s'étendaient jusqu'à l'Escaut. Mais les tuteurs du petit duc étaient des hommes dignes du choix honorable que le Souverain avait fait d'eux; ils ne se troublèrent point. Ils firent sommer les chefs insoumis de venir rendre le serment féodal et jurer la foi de service qu'ils devaient à leur prince. Leur message ayant été repoussé formellement, ils déclarèrent Gauthier de Malines et Gérard de Grimberg félons et rebelles. XXXVII – LA BATAILLE DE RANSBEECK Des deux côtés on courut donc aux armes. Les seigneurs de Malines, dont l'opulence s'accroissait tous les jours par un vaste commerce, entretenaient des archers et gens de guerre en tel nombre, que leur ville s'appelait alors Malines-la-Belliqueuse. Ils rassemblèrent à la hâte tous les chevaliers qui leur étaient attachés comme parents, comme alliés, comme vassaux, et tous ceux qui dépendaient de leur maison par des intérêts de commerce. Ils eurent bientôt une armée trois fois plus nombreuse et plus formidable que celle de l'enfant-duc. Lutgarde et les quatre tuteurs, que des actes d'hostilité et de rébellion, commis du vivant même de Godefroid II, avaient mis sur leurs gardes, venaient aussi de lever toutes leurs forces. Le nombre de leurs hommes de guerre était petit. Comme on vit bien qu'avec de telles ressources on ne pourrait soutenir une lutte qui devait être sérieuse et longue, Lutgarde, qui était une princesse de la maison de Luxembourg, rappela à ses fidèles conseillers que sa sœur Gertrude était femme de l'empereur Conrad III; que sa sœur Germaine était l'épouse du prince héréditaire de Constantinople, Manuel-Comnène; que le jeune duc de Brabant, par elle ou par son père, était allié aux cours de France, d'Angleterre, de Hollande, de Flandre et de Hainaut: — Il faut, ajouta-t-elle, réclamer les secours de tous ceux qui tiennent à nous. Ils ne laisseront pas l'orphelin sans défense. Si le comte de Luxembourg et de Namur, notre cousin, n'était occupé à nous remettre en paix avec le Limbourg, il viendrait à notre aide. Mais du moins envoyez des messagers à tous nos autres parents. Des émissaires furent expédiés sur-le-champ. Conrad III promit des troupes qui ne vinrent point. Manuel-Comnène ne donna que des paroles. Le roi de France et les autres princes s'occupaient uniquement des Croisades. Thierry d'Alsace, comte de Flandre, quoiqu'il se livrât aussi avec ardeur aux devoirs de la guerre sainte, fut le seul qui prit intérêt à la cause de l'enfant. Mais les secours qu'il donna d'abord n'étaient pas capables de sauver le Brabant. Il avait sur ses terres une de ces bandes indisciplinées, que l'on voit dans le même temps en France, en Allemagne, en Angleterre et dans les Pays-Bas, sous les noms de Routiers, de Compagnies-Franches , de Grandes-Compagnies et de Brabançons, parce que le Brabant fournit au douzième siècle beaucoup de ces aventuriers. C'étaient des hommes de tous pays; échappés à la glèbe dans les Croisades, ils se réunissaient en bandes nombreuses, vendaient leurs services au premier prince qui avait besoin de troupes et vivaient de guerre et de pillage. On en vit de très-vaillants dans les batailles. Mais ils étaient souvent gens de bruit et de désordre plutôt que bons guerriers. Ceux que Thierry d'Alsace envoya comme soutiens du berceau de Godefroid III venaient de quelque expédition lointaine. Leur petit nombre et le mauvais renom qu'ils s'étaient fait dans le pays rassurèrent mal les chefs du Brabant. Les troupes aguerries et disciplinées des seigneurs de Malines s'étaient emparées de Vilvorde et des villages voisins, qu'elles avaient livrés aux flammes. Elles portaient la dévastation dans les campagnes et jetaient la terreur jusqu'aux portes de Bruxelles. Les quatre tuteurs, renforcés de la bande fournie par Thierry d'Alsace, marchèrent à l'ennemi. Gérard de Wesemaele, qu'on trouve nommé dans quelques titres d'alors maréchal de Brabant, était chargé du commandement de l'armée ducale. Il disposa habilement ses troupes, qui prirent confiance quand les aventuriers, voulant montrer qu'ils valaient mieux que leur renommée, demandèrent à marcher à l'avant-garde et à soutenir le premier choc. La bataille se livra entre Vilvorde et Bruxelles. La poignée des auxiliaires intrépides se fit tailler en pièces; et la petite armée nationale du Brabant fut repoussée par le nombre jusque dans Bruxelles, dont on se hâta de fermer les portes. La consternation devint générale. Il fallait une prompte résolution. Tout le monde sentait que Thierry seul, dont les états touchaient au Brabant, pouvait assez tôt donner d'autres secours. Mais comment les lui demander, après l'extermination si rapide du premier renfort qu'il avait envoyé ? Les quatre tuteurs, remettant la garde de Bruxelles et du jeune duc à Lutgarde et aux sires de Gaesbeck et de Horn, montèrent à cheval et se rendirent à Alost. Le comte souverain d'Alost se montrait favorable au Brabant. Ils trouvèrent chez lui Thierry d'Alsace, qui était son frère d'armes, car les deux princes s'étaient croisés ensemble. Ils lui exposèrent l'affreuse extrémité où étaient réduits les Brabançons. Mais malgré leur démarche, leurs supplications et les instances du comte d'Alost qui les appuyait chaudement, Thierry déclara qu'il ne leur permettrait de lever des hommes dans les Flandres qu'à une seule condition expresse et formelle; c'était que le jeune duc, lorsqu'il serait en âge, se reconnaîtrait son vassal, et que présentement ses quatre tuteurs jureraient et signeraient, scellé de leur sceau, cet engagement pris en son nom. Les bons chevaliers sentirent leur cœur se serrer; de grosses larmes roulèrent dans leurs yeux, à cette proposition qui froissait l'orgueil de leur maître. Dans ces siècles où la fidélité commençait à devenir héréditaire, on donnait déjà ce nom à un enfant. D'un autre côté, ils considéraient avec effroi les pressants dangers de la patrie. Après les avoir laissés quelques instants, le comte d'Alost les prit à part et leur dit: — Vous ne pouvez hésiter. Les Berthold sont les plus forts; ils seront vainqueurs. Aimez-vous mieux que votre duc soit détrôné ou vassal des avoués de Malines, que vassal du noble comte de Flandre? D'ailleurs, ajouta-t-il tout bas, vous vous engagez seuls. Le jeune duc n'a pas deux ans. Avant qu'il soit majeur, seize années s'écouleront. En ce moment, Thierry d'Alsace, dont vous devez apprécier l'âme héroïque et loyale, est dans toute sa force et dans tout son orgueil. Il va reprendre le chemin de la Palestine; il puisera, dans les saints lieux, des sentiments plus chrétiens: et quand le temps sera venu, vous obtiendrez de lui quelque transaction généreuse. Aujourd'hui, songez à sauver le pays et le trône. Les tuteurs ne balancèrent plus. Ils jurèrent, quoique en gémissant, et signèrent, sous leur responsabilité personnelle, une promesse de vasselage. Dès le lendemain, un appel fait aux Flamands par leur vaillant comte mit sur pied en peu de jours une petite armée qui se dirigea sur Bruxelles. Plusieurs chevaliers et bons personnages de la noblesse flamande, engagés par Frédéric d'Alsace, frère de Thierry, tinrent à honneur de marcher à cette guerre. La Duchesse et les seigneurs du Brabant soupirèrent amèrement, lorsqu'ils apprirent les conditions imposées aux quatre tuteurs. Mais personne ne leur en fit reproche, tant leur fermeté et leur sagesse étaient révérées. Les Berthold, ayant su l'arrivée des Flamands, se retirèrent dans Grimberg et dans Malines, concentrant dans ces deux places toutes leurs troupes. Le sire de Wesemaele sortit avec quelques détachements pour les harceler. Par représailles des dévastations qu'ils avaient semées autour de Bruxelles, il saccagea les environs de Grimberg et les faubourgs de Malines. Il irrita ainsi les deux frères, à qui il voulait montrer que les Bruxellois n'étaient ni abattus, ni effrayés. Les deux seigneurs rebelles s'ébranlèrent donc; et on apprit tout à coup que leur armée, appuyée sur la redoutable forteresse de Grimberg, se déployait en avant de Vilvorde et prenait position dans les plaines de Ransbeck, près de Trois-Fontaines. Cette armée était plus considérable encore que celle du petit duc, malgré ses auxiliaires flamands. On trouva que les frères Berthold étaient un peu plus prompts qu'on ne l'eût voulu. Ils avaient appris que le comte d'Alost, qui avait promis son secours aux quatre tuteurs, levait des troupes à la hâte et se disposait à venir. Ils voulaient livrer bataille avant l'arrivée de ce renfort. Wesemaele essaya en vain de gagner deux ou trois jours. Les Bruxellois, piqués par les sarcasmes des guerriers de Malines, déclarèrent qu'ils voulaient le combat. Les Flamands ne témoignaient pas moins d'impatience. Donc le 24 septembre, après qu'elle eut entendu la sainte messe, toute l'armée du petit duc de Brabant, qui formait près de six mille hommes, fut passée en revue dans les rues de Bruxelles. Comme tous ces guerriers, par de grands cris, demandaient à voir l'enfant pour qui ils allaient combattre, sa mère l'apporta dans ses bras et le présenta aux troupes qui défilèrent devant lui. Il parlait à peine; mais sa beauté et les petits saluts gracieux qu'on lui avait appris à faire avec gentillesse suffirent pour exciter un enthousiasme général. — Son berceau verra une victoire! disait-on de toutes parts. Tandis qu'on disposait tout pour sortir le lendemain matin avant le jour, le vieux sire de Gaesbeck vint trouver la Duchesse. — Madame, lui dit-il, vous avez entendu les cris de l'armée. La journée de demain, si vous le voulez, sera décisive. Il faut pour cela que le jeune prince soit présent sur le champ de bataille. La Duchesse pâlit à ce mot. Elle pressa son fils contre son sein, comme si elle eût craint qu'on ne le lui ravît à l'instant même. — Y pensez-vous? dit-elle avec effroi. Sur le champ de bataille un enfant! Oubliez-vous que ce champ de bataille peut devenir un champ de mort? — Nos ennemis n'approcheront jamais du jeune duc, reprit le vieillard. Les Brabançons ne reculeront pas, lorsqu'ils verront au milieu d'eux le berceau de leur prince. — Nous irons donc, dit Lutgarde. Le jour suivant, aux premières lueurs de l'aurore, l'armée alliée, brabançonne et flamande, sortit de Bruxelles en bon ordre. Elle s'alla ranger au-dessus de Strombeck, s'appuyant sur la Senne, devant l'autre armée qui, dans son développement, occupait tout le fond de la plaine. Le hameau de Ransbeck, dépendant de Vilvorde et qui a donné son nom à la bataille, fut presque entièrement détruit dans cette affaire. Il y avait. près de l'endroit qu'on appelle la Maison-aux-Cailles (Kwakkelhuys), en un lieu que traverse à présent le canal de Vilvorde, qu'on a percé depuis, un bouquet d'arbres devant lequel s'arrêta le cortége qui amenait l'enfant-duc au champ du combat. Un jeune chêne très-élancé s'avançait comme une vedette sur la plaine. Le sire de Gaesbeck ôta le petit prince aux embrassements de sa mère; on suspendit aux branches du chêne le berceau portait l'enfant; l'étendard de Brabant fut déployé au-dessus de cette jeune tête sacrée. La mère inquiète resta au pied de l'arbre, gardée par le sire de Gaesbeck et par quelques serviteurs dévoués qui, à cheval et bien armés, portaient de grands boucliers pour protéger le berceau. L'armée s'étendait au-devant de ce petit groupe et semblait ainsi commandée par un enfant. Avant de tirer l'épée, le sire de Horn alla proposer encore aux seigneurs de Malines de remettre la décision de la querelle au jugement de douze vieux seigneurs choisis par les deux partis. — Pourquoi, leur dit-il, voulez-vous ensanglanter la couronne naissante d'un enfant qui est votre suzerain et qui ne vous a fait aucune offense? Mais les frères de la maison de Berthold répondirent fièrement que l'affaire ne pouvait plus se vider que par les armes. Ainsi, on sonna les trompettes. Les soldats frappèrent leurs boucliers de leurs glaives et de leurs lances; on vit briller les haches d'armes; des grêles de pierres, lancées par les frondes, se croisèrent en tous sens avec les flèches et les bâtons aigus, espèces de javelines encore fréquentes alors. La Duchesse tremblante couvrait de ses regards humides le berceau de son fils. La mêlée devint si ardente, si acharnée, si terrible, que la nuit seule put séparer les combattants; et l'on reconnut que la présence du petit duc avait ce jour-là balancé la victoire. Les Brabançons, quatre fois repoussés, avaient quatre fois reculé jusqu'à l'arbre où était le berceau; on n'avait pu les pousser plus loin. Cette bataille, reprise le lendemain , dura trois jours entiers, furieuse et opiniâtre; et pendant ces trois jours, le berceau où siégeait le petit prince resta suspendu aux branches du chêne, bannière vivante, caressée par le vent, toujours en vue de l'armée. Le Ciel, touché des angoisses de la mère, protégea l'enfant dans ces longs périls. La victoire, après une lutte si constante, après des flots de sang versé, ne se décidait pas encore. Vers le milieu du troisième jour, le comte d'Alost arriva sur le champ de bataille avec les siens. Alors l'ennemi plia; et à la fin de la journée, le petit duc fut salué par les cris de triomphe des Brabançons. Les rebelles avaient battu en retraite. XXXVIII. - LE MANNEKEN-PIS. Mais la part que le prince enfant avait prise à la bataille de Ransbeck, avec des circonstances si naïves et si piquantes, devait rester dans les souvenirs. Les Bruxellois plusieurs fois avaient remarqué que leur petit duc, semblant se plaire au grand spectacle qu'on lui donnait, n'en avait témoigné ni effroi, ni impatience. Seulement, de temps en temps il s'était levé ; et se tenant debout, le visage tourné vers l'ennemi, il avait satisfait fièrement à ce léger besoin que l'enfance ressent au moins sans rougir. Chaque fois que cet incident s'était reproduit, il avait été accueilli par de joyeuses et bruyantes clameurs. On voulut garder la mémoire de ces choses singulières. Sur le champ de bataille même, on décida qu'un monument en conserverait la trace. Il fut résolu qu'une petite statue serait élevée au noble enfant, dans la position ingénue où il avait semblé le plus clairement laisser tomber ses mépris sur les rebelles. Le vote fut unanime et spontané. On fit plus; on enleva le jeune chêne qui avait porté le berceau, et qui devenait ainsi cher et vénéré. On l'emporta à Bruxelles. On le replanta à l'entrée d'une rue, appelée depuis la rue du Chêne; et ce fut tout à côté qu'on éleva la statue d'un enfant haut d'un pied et demi. — Ce monument, en pierre jusqu'à l'année 1648, et alors jeté en bronze par l'habile sculpteur Duquesnoy, se voit toujours à Bruxelles , dans la même place qu'il occupe depuis le XIIème siècle, protégé par une niche en coquille où l'on reconnaît encore la vieille prétention de rappeler un berceau. C'est le Manneken-Pis, dont l'action produit une petite fontaine au moins fort originale, le Manneken-pis, à qui les traditions confuses ont fidèlement conservé le nom de Godefroid, mais sur lequel on a fait tant de contes et tant de suppositions, et que le peuple appelle toujours le plus ancien bourgeois de Bruxelles. Retournons cependant à l'année 1142. Si la victoire de Ransbeck avait affermi les droits et la puissance de l'enfant-duc. elle ne termina pas la guerre. On ne put prendre la forteresse de Grimberg, où l'ennemi s'était réfugié et d'où il faisait de temps en temps des sorties qui désolaient le pays et le couvraient d'incendies et de brigandages. Gauthier Berthold partit en 1147 pour la Croisade prêchée par saint Bernard. Mais son frère Gérard, que l'on disait le plus mauvais, resta et maintint les hostilités. Ce cruel état de choses devait durer jusqu'à la majorité de Godefroid III.

L'histoire vraie du Manneken-Pis de Bruxelles.

L'histoire vraie du Manneken-Pis de Bruxelles LE VRAI MANNEKEN-PIS ? La légende habituelle du plus célèbre citoyen de Bruxelles (en tout cas celle que l'on connaît encore de nos jours), le Manneken-Pis, ou Menneke-Pis, nous narre l’histoire d’un petit garçon qui, au XIIIè siècle, pour éteindre la mèche d’une bombe près d’exploser (posée par les assiégeants d’une armée ennemie) a l’idée toute naturelle d’uriner sur cette mèche… Il sauve ainsi la ville. En récompense de cet exploit, une statue du gamin, qui se serait nommé Julien, est installée à proximité de la Grand-Place. Ce que l’on sait moins, c’est que le « petit pisseur » porte d’autres noms, dans d’autres légendes, et parfois même dans des histoires vraies… Voici un large extrait d’un ouvrage paru en 1842, qui nous raconte une affaire bien différente ! Et sans doute vraie, celle-ci ! « Ecoutons » donc l’histoire du petit duc Godefroid, et de cette fameuse bataille de Ransbeeck où les Bruxellois, avec l’aide des troupes du Comte de Flandres, parvinrent à écarter la menace malinoise... Charles Saint-André

The templars

Photo Templier Veritas.

Le sceau templier.

Chevalier du Temple Le sceau templier montre deux chevaliers sur un seul cheval. il existe plusieurs interprétations différentes à propos de la symbolique de ce sceau. Par exemple, une légende contemporaine avance que le symbole représente la pauvreté de l'ordre à son origine, que les templiers ne pouvaient se permettre qu'un seul cheval pour deux hommes. Pourtant, la règle de l'ordre depuis le début permet à chaque chevalier de posséder au maximum trois chevaux, ce qui rend improbable le fait de voir deux chevaliers partager le même cheval. Mais au sommet de sa prospérité, l'ordre du temple n'avait assez de fonds pour équiper qu'une centaine d'hommes en chevaux. Raison pour laquelle d'ailleurs y avait il beaucoup de soldats à pied parmi les sergents de l'ordre. il y a aussi dans ce sceau, l'image du binome, c'est a dire que un frêre devait veiller sur la vie d'un autre frêre et vice-versa!. Deux cavaliers symbolisant la double vocation de l'ordre ) Cinquième sceau, 1255. L'amatelotage, c'est à dire l'obligation de l'entraide et du compagnonnage. La dualité religieuse et militaire avec une référence explicite à la geste des quatre fils Aymon, qui s'achève par la croisade du chevalier Renaud et du moine Maugis enfourchant le même cheval. Sans chercher de signification particulière, il faut rappeler que cette représentation est proche du "janus bifrons" ( deux chevaliers s'abritant derrière le même bouclier ) que l'on retrouve souvent dans l'iconographie religieuse...

Prière du Blanc Manteau.

Griffon d'Argent LES BLANCS MANTEAUX
PRIERE DU BLANC MANTEAU (Edition du Griffon d'Argent) « Je les imagine et je les revois encore agenouillés, devant cet horrible bûcher, priant ensemble, attendant que la ‘Grande Lumière’ dispensatrice s’oppose aux ténèbres par toute sa puissance et les invite à s’identifier à Elle… Mes Frères, vous qui avez quitté les ténèbres de notre monde pour entrer dans le royaume du Père Bon et Tout-Puissant… Vous qui avez laissé sur cette terre, vos membres atrocement mutilés et vos cœurs emplis d’une intense douleur, veuillez bien poser un regard sur vos serviteurs, qui fuyant comme des lâches l’Inquisition, ne peuvent être à l’égal de votre humble image… Vous qui nous avez enseigné l’humilité comme une qualité essentielle de notre engagement dans la foi. Par cette quête dans laquelle nous sommes voués à jamais, je vous demande de veiller sur nous et de nous indiquer la voie à suivre dans cette mission que nous nous devons d’accomplir pour le salut et le respect de toutes les âmes. Merci au Père Eternel de Lumière, et aussi à vous mes Frères… Que cette douce lumière nous apporte la paix de l’esprit, car nous serons comme l’eau qui jaillit de la source, descend de la montagne et donne la vie…Et nous serons comme la pierre qui s’élève sur son socle et supporte le Temple d’Esprit et de Lumière, et nous offre la vie… Alors nous viendrons dans la Lumière, dans une communion divine sur la Roche Sacrée ! » GRAFITIS TEMPLIERS / PRISON DE DOMME (24)

Des frères mariés.

Templier Veritas Des frères mariés Article 52. Si des frères qui sont mariés demandent la fraternité et le bénéfice des prières de la maison, nous vous octroyons de les recevoir de la manière suivante. Qu'après leur mort ils vous donnent la part de leur bien et tout ce qui affèrera. Entre-temps, ils doivent mener une honorable vie et s'efforcer de faire du bien aux frères. Mais ils ne doivent jamais porter des robes blanches, ni les blancs manteaux ; mais si le baron meurt avant sa femme, les frères doivent prendre la part de ses biens, et l'autre part, la dame en aura jouissance pendant toute sa vie. Il ne semblerait pas juste aussi que de tels confrères habitassent dans une maison où les frères ont promis la chasteté à Dieu.

mardi 27 novembre 2012

Fulcanelli : les cahiers.

Fulcanelli : les cahiers 27 novembre 2012
« Les Archives de l’Adepte livrées pour la première fois au public : amateurs éclairés et curieux de la Science. Un ensemble de 6 cahiers avec un album photo du Maître. Associé au nom de son illustrateur Jean-Julien Champagne puis de son élève Eugène Canseliet, le nom de Fulcanelli était jusqu’à présent l’emblème inviolable d’un prestigieux secret, celui de la Pierre Philosophale. En même temps, il s’agissait d’un personnage public à qui « l’autre » science doit de nombreuses avancées spectaculaires. Ces archives font ressortir l’un et l’autre aspect de l’Adepte » Le « cheval marin » (hippos, campos, en grec) désigne en toute logique la « cavale » (« cabale ») hermétique parcourant la « mer des philosophes » (leur Mercure). Le chant XXVI de L’Odyssée ne nous livre-t-il pas explicitement : Il y avait le cheval terrestre conducteur des vivants et le cheval marin qui conduisait les morts quand, sous la direction du Mercure psychopompe, armé de sa baguette d’or, ils devaient traverser les courants de l’Océan céleste, les grandes eaux spirituelles mentionnées par la Genèse comme par toutes les cosmogonies. En outre, l’hippocampe présente la particularité que ce sont les mâles qui portent les oeufs d’où sortira leur progéniture. Ceux-ci exigent pour éclore une parfaite obscurité avant de libérer à terme les jeunes hippocampes qui remonteront ensuite à la surface. Les enfants d’Hermès ont toujours insisté quant à la nécessité de l’obscurité parfaite – notamment à propos du nostoc qui s’apparente à noctis, « la nuit » – pour l’élaboration de l’oeuvre et plus précisément à la naissance du dauphin ou « embryon minéral » à la surface du bain mercuriel, au sortir des délicates « sublimations du second oeuvre ». Le souf re ou germe de l’or philosophique s’élevant alors à la surface du bain ; aussi n’est-ce pas par hasard non plus si le champ héraldique est d’or et de gueules. Mais comme toujours une autre interprétation s’impose, celle qui lie le Maître à ses travaux scientifiques et dans cette dernière acceptation, l’hippocampe sert à désigner le Maître étalon : à suivre dans les cahiers… Pour ceux qui souscrivent aux 6 cahiers, nous offrons par ailleurs la reproduction de l’emblématique animal marin tel qu’il figure au sein de l’un des prestigieux palais de la République afin d’honorer la mémoire du Maître ... Chacun des six cahiers décrit , documents à l’appui. L’ouvrage de Louis Guinet est un monument considérable qui dépasse par son ampleur et sa profondeur la vie et l’œuvre de Zacharias Werner. » Ce romantique allemand, franc-maçon enthousiaste, a eu un destin exceptionnel le mettant au cœur d’une Tradition complexe qu’il a très largement utilisé pour son drame théâtral et romanesque. A travers celui-ci les thèmes les plus essentiels de la religion, notamment au travers d e l’évocation d’un christianisme primitif idéal, et de ses liens avec la vie initiatique sont exposés avec une grande clarté et apporte des éclairages inédits sur le rôle réel joué par les templiers. La pensée et l’oeuvre de Zacharias Werner sont étudiées sous un angle nouveau. Louis Guinet a montré que tout s’ordonne mieux si l’on restitue à son affiliation, en 1792, à la franc-maçonnerie mystique sa véritable place. Est-il besoin de rappeler le rôle qu’elle a joué alors dans toute l’Europe, lassée des prosaïques lumières de la raison raisonnante, particulièrement dans la philosophie religieuse et dans la littérature allemande du XVIIIe siècle ainsi que dans la genèse du romantisme ? Pour dégager signification et portée de l’acte, Louis Guinet le replace dans son vrai contexte, l’histoire de l’ordre, creuset de tous les courants de l’occultisme et de l’hermétisme, foyer de l’irrationalisme et citadelle de l’antirationalisme. Il analyse le contenu maçonnique de l’oeuvre de Werner, symbolisme, rites initiatiques, arithmosophie, attributs et emblèmes, origines alchimiques de certaines formes, influence de la magie sur les loges. Il dégage les grands traits de la philosophie religieuse de l’ordre : millénarisme, catholicisme épuré, éléments théosophiques et piétistes de la gnose maçonnique. Louis Guinet n’a pas de mal à montrer l’influence décisive de la franc-maçonnerie sur la conversion de Werner au catholicisme et sur son ordination. En synthèse on comprend à la lumière de cette somme monumentale la révolution intellectuelle qui s’étendit sur toute une partie de l’Europe du Nord. Les fils de la vallée entendent ainsi répondre aux exigences d’une Tradition qui plonge ses racines dans la sphère de l’Imago Mundi et de la nouvelle Jérusalem attendue autant qu’inventée.

Le moine.

LE MOINE GUERRIER ET RENEGAT Chronique Brugeoise 1302 En vue des côtes de la mer, au milieu du village de Lisseweghe, dans le territoire de l'ancien Franc de Bruges, s'élevait la belle abbaye de Doest, remarquable par la bienfaisance des religieux qui l'habitaient, et par leur sainte vie. Jamais un malheureux n'avait invoqué en vain leur assistance. Aussi, ce monastère avait-t-il reçu le nom de Toussaint, sous lequel il est également connu dans les chroniques (L’origine la plus probable de l’étymologie de Doest, ou Tosan par corruption, est Dustan, dont on a fait Doustan et puis Doest. St Dunstan est un des plus grands saints de l’Ecosse). A l'extrémité d'une des ailes de cet antique bâtiment s'élevait une haute tour carrée, d'origine et de construction militaires, car, datant d'une époque bien plus reculée que le monastère, elle était formée de gros cailloux non taillés, comme les deux tours du château de Douvres, qu'on prétend avoir été bâties par les soldats de César. Près de ce lieu, qui ne servait qu'à recéler des objets hors d'usage, se trouvait la cellule d'un moine qui vivait d'une manière très-isolée, et semblait fuir ses collègues, dont il n'habitait le monastère que depuis trois ou quatre ans, sans que nul, excepté l'Abbé, sût d'où il était venu. Depuis quelque temps il était plus sombre que jamais : dans les rares apparitions qu'il faisait parmi les religieux, son œil fixe, sa tête inclinée et ses traits, contractés par la réflexion, semblaient indiquer un homme abîmé dans d'étranges pensées. Comme il avait toujours affecté de fuir l'occasion de se rapprocher d'eux, ou de répondre à leurs avances, les moines avaient fini par n'y plus faire attention et par l'abandonner à sa solitude. Par une singulière contradiction, dont il faudrait demander le secret au cœur humain : au lieu d'être satisfait d'une conduite en harmonie avec la sienne Guillaume de Saeftinghe (tel était son nom) en paraissait irrité et se montrait encore plus sauvage. On était au mois de Juin de l'année 1302, et toute la Flandre, en rumeur, savait que Robert, comte d'Artois, à qui Philippe IV, dit le Bel, avait donné le commandement d'une armée de soixante mille hommes, s'avançait avec eux vers Courtrai dans le dessein de subjuguer et de réduire le pays par la destruction. La colère du roi contre les Flamands comportait avec elle tant d'ironie qu'il avait fait peindre sur les étendards de son armée un balai enflammé. Depuis Douai jusqu'à Lille, les Français ne laissèrent ni arbres, ni maisons, ni châteaux, ni églises debout. L'incendie exerçait partout ses ravages: hommes, femmes, enfants étaient mis à mort. Les monastères surtout éprouvèrent la rage de l'ennemi : les moines furent tués, les religieuses violemment outragées et la profanation des choses saintes portée aux derniers excès. Afin d'imiter le signe peint sur leurs enseignes, les soldats, dit Meyer, attachaient des balais brûlants à leurs piques, et couraient par les campagnes anéantir les moissons. Ces nouvelles parvinrent au monastère de Doest et y excitèrent la terreur. Guillaume de Saftinghe, réveillé comme en sursaut par l'émotion générale, offrit d'aller à Bruges consulter l'opinion publique. On refusa; mais l'Abbé envoya des émissaires, qui lui rapportèrent que Guillaume de Juliers, appuyé par les bandes de Pierre de Coninck et de Jean Breydel, avait réuni vingt mille hommes, presque totalement composés de Brugeois, des corps de métiers, et de paysans des environs, qui voulaient livrer bataille aux Français, et paraissaient animés de la plus grande ardeur. Les moines, quoique rassurés par ce rapport, firent quelques préparatifs afin de n'être pas surpris à l'improviste. Guillaume de Saeftinghe qui, pendant quelques jours, s'était mêlé aux conversations de la communauté, et informé de tout avec anxiété, ne paraissait plus. On crût qu'il était retombé dans sa mélancolie ordinaire, et on y songea peu. Quel fut l'étonnement général, lorsque le cèllerier vint avertir qu'il avait disparu, emmenant avec lui deux chevaux du couvent ! En effet, cet homme extraordinaire, retrouvant son énergie au moment du danger, avait résolu de se faire tuer, ou de s'affranchir, par une puissante diversion, des idées qui l'obsédaient. Il se rendit donc à Bruges, vendit un des chevaux pour acheter des armes, et se mit dans les rangs du corps d'armée commandé par Guillaume de Juliers. Ce fut lui qui conseilla à de Coninck de faire creuser entre Courtrai et l'abbaye de Groeningue, plusieurs excavations profondes qu'on recouvrit avec des roseaux et des branches d'arbres, et au-dessus desquelles on plaça du gazon, de sorte que le terrain semblait une plaine cultivée. Ce stratagème réussit au-delà de toute espérance. L'armée flamande n'avait que fort peu de cavalerie, et pas plus de trente cavaliers nobles; au lieu que dans la nombreuse cavalerie française on comptait plus de deux mille gentilshommes. Il pouvait résulter de cette disproportion un avantage d'autant plus grand pour les Français, que si les troupes flamandes se composaient de gens courageux, ils étaient peu instruits au métier de la guerre, et la plupart seulement armés de lances, d'arbalètes et de gros bâtons noueux, garnis d'un fer pointu ; mais tous étaient décidés à mourir plutôt que de reculer, et ils puisaient de nouvelles forces dans cette résolution. Le 11 Juillet, les deux armées se trouvèrent en présence. L'aile droite des Flamands était sous les ordres du chevalier de Coninck, et la gauche avait pour chef le chevalier Breydel. Maîtres d'une position favorable, ils avaient, à l'Orient, la rivière de la Lys; de profonds et larges fossés à l'Occident; et le Midi, vers lequel devait commencer l'attaque, offrait les pièges dont nous venons de parler. Coloré par les premiers rayons de soleil, l'horizon semblait rouge et enflammé, les feux du jour naissant inondaient la campagne, pure et fraîche encore sous la rosée matinale; de tous côtés on ne voyait que piques étincelantes, soldats, chevaux et chariots en mouvement. C'était un bruit confus, semblable à celui des flots d'une mer agitée. L'ordre avait été donné à une partie des Flamands de se placer devant le terrain creusé, et de lancer des traits sur l'ennemi. A neuf heures du matin, disent les Annales contemporaines, l'armée française, qui semblait un monde de soldats, répondit à l'attaque. Un nuage de poussière obscurcit l'air et vint envelopper les combattants. La confusion, le carnage et la mort exerçaient leurs ravages. Les avant-postes brugeois se replièrent devant l'ennemi, qui se précipitait sur eux avec impétuosité. Cette ruse leur réussit d'autant mieux qu'il faisait un temps sec, où le soleil n'éblouissait pas moins que la poussière. Aussi l'infanterie française vint se jeter dans les ravins habilement dissimulés, et la cavalerie, voyant tomber ceux qui les devançaient, les crut tués et leur passa sur le corps, en s'écrasant mutuellement. Les Flamands firent alors volte-face, ce qui mit d'abord le désordre parmi les Français, et une lutte terrible s'engagea. Les cris de joie des vainqueurs, les déchirantes plaintes des mourants, le bruit des armes, retentissaient de toutes parts. La terre, où le sang ruisselait par torrents, semblait gémir sous l'amas des cadavres. Dans les rangs confondus et en désordre, on ne trouvait plus que massacre, fureur et désespoir. Non moins terrible qu'infatigable, apparaissait toujours au plus fort de la mêlée Guillaume de Saeftingue : monté sur un cheval fougueux, armé jusqu'aux dents et l'œil enflammé, il se jetait en désespéré sur les Français. Il culbuta plus de quarante cavaliers, rien ne lui résistait et il tua de sa main, dit-on, jusqu'à cinquante hommes. Il avait conservé les habits de moine, et excitait d'autant plus l'étonnement général sous ce costume, que différant d'ailleurs des plus farouches guerriers, qu'il éclipsait à tant de titres, il ne prononça pas une seule parole, pendant toute la lutte, où mille cris animaient ou terrifiaient les autres combattants. Malgré ce premier échec des Français, la bataille fut des plus opiniâtres, car, nombreux, braves et bien armés, ils combattaient comme des lions. Néanmoins les Flamands qui, pour la plupart, ainsi que nous l'avons dit, n'avaient que des lances, des fourches ou des haches, ne perdirent point leur avantage. Enfin, vers le soir, le sort de ce terrible combat fut décidé, et l'armée française mise en déroute. Un grand nombre d'hommes, précipités dans la Lys, y perdirent la vie. On trouve dans les écrits de l'archevêque de Florence, Antonin, et chez d'autres chroniqueurs du temps, que ce jour-là furent tués six mille cavaliers, la fleur de la noblesse et des preux de toute la France, et plus de douze mille gentilshommes. Le comte Robert, chef de tant de braves, percé de trente coups d'épée, eut le bras droit coupé, et ce membre fut porté comme un trophée au milieu des combattants. Guy de Saint-Paul, frère du comte de Châtillon, gouverneur de Flandre, opéra sa retraite seulement avec vingt mille hommes, restes d'une belle et superbe armée qui en avait compté plus de soixante mille. Le fils aîné du comte de Flandre, voyant ses troupes harassées de fatigue, les laissa camper sur la plaine. Il fit demander le moine courageux qui avait tant contribué à la gloire de cette mémorable journée; mais on ne put le retrouver. Saeftinghe avait en effet repris le chemin de son couvent, dont l'Abbé, qui connaissait probablement le mystère de son existence, lui fit de grands reproches. Guillaume, cruellement désappointé et ne pouvant contenir sa colère, se jeta sur lui et l'aurait tué, avec un couteau qui lui tomba sous la main, si le Prieur, accouru au bruit de l'altercation, n'eût détourné le coup. L'Abbé s'élança hors de la chambre en criant à l'agresseur : Souviens-toi de la nuit de Noël, il y a six ans! Anathème ! Tout sera divulgué... ! Celui-ci, que ces mots avaient paru terrifier, saisit à la gorge le Prieur, qu'il jeta mort à ses pieds, et poursuivit l'Abbé qui, tout en fuyant, appelait à son secours la communauté. Le meurtrier, ayant eu le temps réfléchir aux conséquences de son action, et persuadé que toutes les issues du monastère étaient gardées, alla s'enfermer dans la tour contiguë à sa cellule, et dont nous avons fait mention au commencement de cette histoire. Il entassa devant la seule porte de sa forteresse tout ce qui lui vint sous la main, et s'y trouva dans une position presqu'inexpugnable. Alors il monta sur les créneaux, bien résolu de se défendre jusqu'à la mort, ou d'obtenir une capitulation, et il détacha avec son épée les dalles du pavé pour s'en faire des moyens de défense. Après avoir réuni à ses moines un grand nombre de paysans, l'Abbé fit assiéger la tour; mais Guillaume de Saftingue, leur lança avec tant d'adresse et de vigueur les pierres qu'il avait amoncelées, qu'il leur, blessa beaucoup de monde, et leur fit prendre la résolution d'aller demander du secours à Bruges. Messires Jean Breydel et Pierre de Coninck furent affligés d'une telle communication à cause de la valeureuse conduite du coupable, à la bataille de Groeninghe. Néanmoins, ils vinrent à Lisseweghe, avec deux cents hommes armés, prêter main-forte aux moines; mais ils résolurent d'employer l'adresse pour s'emparer de Guillaume, afin de l'emmener à Bruges et de remettre son sort à la décision du comte Guy de Flandre. Ayant eu une explication avec lui du haut de la tour, ses anciens frères d'armes l'excitèrent à parlementer et à se fier à eux ; alors il se rendit aux soldats , qui le conduisirent à Bruges, en assurant les moines que justice serait faite. Là, on le mit au Steen, prison de la ville, jusqu'à ce que le fils du comte fut averti. Mais le lendemain, lorsqu'on allait le chercher pour l'amener devant lui, on ne le trouva plus et l'on ne put savoir ni comment, ni par quelle route avait eu lieu son évasion. Meyer rapporte qu'on apprit plus tard qu'il était allé par mer en Syrie et avait abjuré sa religion ; et que, chez les Musulmans, pour prix de sa rare et haute valeur dans les combats, le sultan lui avait donné un grade dans ses Janissaires. On sut aussi qu'après quelques années de cette nouvelle et active existence, où le tumulte des camps avait pu soustraire Guillaume de Saeftinghe à la sombre mélancolie qu'avait entretenue l'indolence du cloître, il sentit renaître en lui les idées qui l'obsédaient comme un remords, et qu'afin de s'y dérober , il profita d'un jour où il était de garde sur une galerie extérieure du Harem, pour se jeter dans les Dardanelles, où le suicide devint, pour un tel homme, la plus naturelle application du finis coronat opus. * La statue de Guillaume de Saeftinghe à Lissewege (Photo Charles Saint-André) Notes finales 1) Henri Conscience, dans son roman historique « Le Lion des Flandres » paru en 1838, affirme que c’est Saeftinghe lui-même qui coupa le bras du chef de l’armée française, Robert d’Artois. 2) Les « éperons d’or » qui ont donné leur nom à cette fameuse bataille étaient portés par les chevaliers français. A la fin de ce 11 juillet mémorable, les Flamands et leurs alliés wallons en ramassèrent un grand nombre sur le champ de bataille et les suspendirent dans l’église Notre-Dame de Courtrai. Philippe le Bel reprit les éperons d'or deux ans plus tard le 18 Août 1304 à l'occasion de la bataille de Mons-en-Pevèle, où il prit sa revanche sur les milices flamandes. La Flandre conservera son autonomie mais sera condamnée par le roi de France à de fortes amendes. Les éperons d'or furent alors transférés à la cathédrale de Dijon. 3) La bataille des Eperons d'Or, Guldensporenslag en flamand, est mieux connue en France sous le nom de "Bataille de Courtrai". Sources Charles de Saint-André.